<p>Christophe Guilloteau, président du conseil départemental du Rhône (SDH/LPI)</p>
Les deux collectivités actionnaires décidé de déposer un recours hiérarchique pour que celui-ci déclare la procédure engagée dans la présélection de deux repreneurs finalistes.
Dans le cadre de la procédure de cession des parts de l’Etat dans Saint-Exupéry, la Région Auvergne Rhône-Alpes et le département ont décidé de former un recours administratif, ces deux actionnaires minoritaires de l’aéroport ayant, selon eux, « bien pris note de la volonté de l’Etat de ne pas associer les acteurs locaux au choix d’un repreneur ».
Le président de la Région, Laurent Wauquiez, et le président du Conseil Départemental, Christophe Guilloteau ont engagé un recours hiérarchique auprès des ministres de tutelle de l’agence des participations de l’Etat, « aux fins de déclarer sans suite la procédure engagée ».
Ils reprochent à l’Etat de ne pas associer les acteurs locaux au choix, ce qui contrevient à la lettre et à l’esprit du cahier des charges qui encadre le choix de ce repreneur. « Ces minoritaires n’ont en effet pas eu accès au dossier des candidats à la reprise de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Ils ont été placés devant le fait accompli, l’Etat ayant, seul, préselectionné, deux finalistes sans la moindre concertation » indique le communiqué commun.
« Mépris de la parole donnée »
Cette décision a été « prise au plus grand mépris de la parole donnée aux acteurs du territoire par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le 2 mars dernier à Paris » indique le département et la Région.
Ils dénoncent « une inégalité flagrante de traitement entre les candidats et les actionnaires publics locaux » et une « méconnaissance manifeste du principe de transparence des procédures. Pour eux, « l’avenir de l’aéroport Saint-Exupéry ne doit pas dépendre d’une décision purement discrétionnaire prise dans les bureaux d’un ministère parisien ».
« Nier cette réalité et l’avis des acteurs locaux, comme cela a été fait lors de la privatisation de l’aéroport de Toulouse, c’est s’exposer à faire de ce levier essentiel de développement pour notre Région et le département du Rhône, un équipement sans ambition et de gâcher les chances de nos territoires de se développer au sein de la deuxième région de France » ont conclu le Rhône et la Région.
