Pour le professeur d’économie à l’université Paris-X, les taux devraient remonter du fait la mise en œuvre de la réforme bancaire dite Bâle III.
Bâle 3 va-t-elle avoir un impact sur les taux de crédit immobilier. C’est en tout cas ce qu’anticipe Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-X. Pour lui, la remontée des taux ne trouve pas sa source dans la politique de la BCE. Pour lui, c’est essentiellement du fait de la mise en œuvre de réformes réglementaires dans le secteur bancaire que les taux pourraient remonter cette année. « La remontée des taux va essentiellement résulter de la mise en oeuvre de la réforme bancaire dite « Bâle III », qui impose aux banques de geler une part plus importante qu’auparavant de leurs fonds propres » indique-t-il dans la lettre de conjoncture Nexity.
Pour lui, les banques devront« marger » sur la production nouvelle « afin de faire face à cette obligation ». Du coup, les taux de crédit immobilier pourraient être moins attractifs. En outre, ils pourraient par ailleurs être contraints de « réduire (temporairement) leur production et/ou de durcir leurs conditions d’octroi des crédits compte tenu des contraintes imposées ».
Ceci devrait par ailleurs se traduire par un rationnement de l’offre, sans que la demande soit elle bridée par une baisse de la solvabilité. Pour lui, cette réforme du système bancaire est d’ailleurs « particulièrement pénalisante et largement inadaptée à la situation française » du fait de la faiblesse des risques de défaut des emprunteurs et des garanties réelles et personnelles particulièrement efficaces.
