<p>Jacques Chanut (SDH/LPI)</p>
La fédération française du bâtiment s’est félicitée, dans un communiqué, de l’annonce du gouvernement réalisée ce week-end sur une simplification du compte pénibilité.
La fédération française du bâtiment (FFB) a salué l’annonce par le gouvernement de la simplification du compte pénibilité. Selon la FFB, il s’agit d’une « nouvelle positive que les artisans et entrepreneurs du bâtiment attendaient de longue date ».
« Après quatre ans d’atermoiements et de refus du changement, la FFB prend acte de la volonté de simplifier un dispositif dont elle a depuis l’origine dénoncé le caractère inapplicable, coûteux et contraire aux efforts de prévention mis en œuvre quotidiennement par les entreprises de toutes tailles » a poursuivi la fédération.
Avec cette réforme, la situation des salariés fera l’objet d’un examen médical pour les facteurs les plus difficiles à appréhender, ce qui était demandé par la FFB. Il s’agit ainsi du port manuel de charges, des postures pénibles, des vibrations ainsi que des risques chimiques. La fédération nuance toutefois, certaines dispositions n’ayant pas été amendées : « s’il est regrettable que cette simplification ne concerne pas l’exposition au bruit, tout aussi difficile à évaluer sur un chantier, la FFB note que la question des risques chimiques fera l’objet d’une réflexion spécifique ». Elle note également que la simplification en matière de financement demeure « un réel point de vigilance » pour les entreprises.
Pour Jacques Chanut, président de la FFB, « réformer le compte pénibilité pour plus de simplicité est positif et pour les artisans et entrepreneurs du Bâtiment, un soulagement : celui d’avoir enfin été en partie entendus. Réformer de manière approfondie un dispositif d’une complexité et d’un coût exceptionnels était une absolue nécessité. Face à ce problème inextricable, que la FFB a dénoncé avec constance et fermeté, le bon sens et le pragmatisme semblent avoir prévalu. S’il n’a pas supprimé le compte, qui reste un dispositif de plus, le gouvernement veut avancer dans le bon sens. Désormais, reste à transformer l’essai en faisant prévaloir l’esprit de prévention. »
