<p>Olivier Gallais (FPI)</p>
Olivier Gallais est le président de la FPI des Alpes. Avant la présentation ce lundi des chiffres de la FPI en région lyonnaise, nous nous intéressons aux grandes tendances de l’immobilier neuf dans les 4 grands marchés de l’arc alpin : Genevois, Annecy, Chambéry et Grenoble.
Vous avez récemment tiré le bilan des grands marchés de l’arc alpin : Genevois, Annecy, Chambéry et Grenoble. Quelle est la situation sur le front des réservations et des prix dans le marché du Genevois.
Dans le Genevois, les réservations baissaient au global de 26% à la fin août. Chez les investisseurs en loi Pinel, il n’y a eu qu’un très léger ralentissement, avec toujours près d’un quart d’investisseurs – 27% contre 28 % en 2017. Mais ce qui a nettement ralenti, c’est la demande des ménages qui achètent pour habiter, en résidence principale ou secondaire, en primo ou secundo accession. Alors que tous les autres marchés sont soutenus par ce genre de clientèle, c’est exactement le contraire sur le Genevois. Nous étions à 39 % de réservations auprès de cette clientèle à fin juin. Les ménages dans le genevois ont été attentistes sur le premier semestre.
On peut chercher des raisons à cela, mais je n’ai pour l’heure pas d’explication. Est-ce le prélèvement à la source ? Les français qui travaillent à Genève sont déjà prélevés à la source. Cela ne changera donc rien pour eux… Est-ce le fait que les prix sont trop élevés dans certains secteurs ? Ceux-ci ont beaucoup augmenté dans certains secteurs et réduit la capacité d’acquisition. Les prix ont notamment beaucoup augmenté sur 4 ans dans le pays de Gex, avec une hausse de 14 % du prix, ce qui est assez significatif.
Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous
