DTZ a analysé les répercussions du tremblement de terre japonais sur le marché de l’immobilier d’entreprise.
Le séisme de magnitude 9 qui a secoué le Japon aura nécessairement un impact sur l’immobilier d’entreprise. Kayoko Hirao, le chef de la recherche de DTZ au Japon et Fergus Hicks, chargé de la prévision et de la prospective ont analysé les répercussions de la crise sur ce marché.
Ces derniers indiquent ainsi que même si à court terme, le Produit Intérieur brut devrait être touché, à moyen terme, et notamment en 2012, la reconstruction devrait générer de l’activité.
La stagnation attendue cette année devrait ainsi repousser un peu plus la reprise sur le marché de l'immobilier de bureau. Même avant le tremblement de terre, DTZ anticipait une baisse des loyers prime à Tokyo de l'ordre de 6,5 % en 2011, suivi par une petite reprise en 2012. DTZ anticipe désormais une baisse des loyers de 9,1 % en 2011, une stabilisation en 2012, et une hausse en 2013. Côté investisseurs, alors que les rendements étaient attendus en baisse à 4.1% pour 2011 contre 4.2% fin 2010, ceux-ci pourraient bien stagner, voire remonter, indique DTZ dans sa note.
Un impact conséquent sur l’activité globale
DTZ prévoit un impact sur la croissance de l'économie japonaise via différents canaux. Les régions directement affectées, comme Iwate, Miyagi and Fukushima compte pour 4 % du produit intérieur brut. Le premier impact direct pour ces zones sera l'importation de nourriture afin de compenser la perte de production, ce qui aura pour conséquence de mettre sous pression les prix alimentaires. Le deuxième impact pourrait venir le rationnement d'électricité découlant de l'arrêt de la centrale nucléaire de Fukushima. Ceci pourrait avoir des conséquences importantes, notamment sur l’industrie automobile et électronique. En outre, l’arrêt momentané de la chaine logistique pourrait bien se répercuter sur l’activité.
En outre, les profits pourraient bien être affectés par les coûts afférents au tremblement de terre. Dans le secteur financier, les compagnies d'assurances pourraient être frappées durement par le coût du séisme.
