Eric Babillon, négociateur chez Cimm Immobilier à Caluire, nous parle des prix pratiqués actuellement sur le plateau.
Quels sont les grands secteurs que l’on peut distinguer sur Caluire ?
On peut discerner deux grands secteurs à Caluire, Caluire-le-Bas, qui regroupe les quais du Rhône et quais de Saône, et le plateau de Caluire, en prolongement de celui de la Croix-Rousse.
Justement, est-ce que sur cette dernière partie de Caluire, les prix sont sensiblement identiques à ceux de la Croix-Rousse ?
Les prix sont en effet assez proches de ceux observés sur le plateau la Croix-Rousse, voire même supérieurs. Même si il est difficile d’établir au prix au mètre carré au regard de la diversité des biens mis en vente, on sera sur des niveaux de prix allant de 3700 à 4300 euros du mètre carré. Pour un T3 dans ce secteur, il faudra ainsi compter entre 300.000 et 350.000 euros, suivant les prestations.
Et sur Caluire le Bas ?
Nous sommes sur des échelles de prix bien inférieures. Il faut compter de 2700 et 3100 euros le mètre carré.
Quel est le type d’habitat que l’on rencontre à Caluire ?
Il y a de plus en plus de neuf et de programmes en cours de construction. Le récent est assez présent. Après, il y a une prédominance d’immeubles des années 70-80.
Quelle a été l’évolution des prix ces dernières années à Caluire ces dernières années ?
Globalement, on constate que la situation du marché a beaucoup évolué. Il y a cinq ans, les clients hésitaient beaucoup moins, les prix étaient plus abordables et il y avait beaucoup plus de biens sur le marché.
Nous avions bien sûr ressenti l’impact de la crise en 2008 : les gens n’appelaient pas, hésitaient, et les délais de transactions étaient plus longs. Depuis quelques mois, le marché est reparti et les gens sont moins hésitants, même si les taux des banques ont un peu augmenté depuis 6 mois. A l’heure actuelle, les taux augmentent et les prix aussi. Parallèlement à cela, il y a toujours une forte demande et une offre restreinte.
Face à cette situation, ne craignez-vous pas un futur blocage du marché ?
Oui, bien sûr, c’est un risque.
