<p>Emmanuelle Wargon (SDH/LPI)</p>
Ce rapport porte sur la qualité d’utilisation du logement, afin d’en faire "un des éléments de référence du logement de demain, plus agréable a vivre, plus sobre en énergie et en foncier, et plus évolutif dans le temps".
Emmanuelle Wargon avait, il y a quelques mois, fait une visite dans la Métropole de Lyon sur l’adaptabilité des logements, avant de recevoir le rapport de Luc Broussy. Ce mercredi, dans le cadre de l’initiative « Habiter la France de demain », la ministre déléguée chargée du Logement, a dévoilé un référentiel sur la qualité du logement. Celui-ci vise à améliorer la qualité d’usage des logements construits pour mieux répondre aux besoins de leurs occupants et retrouver le désir d’habiter en ville.
Le ministère rappelle que la période actuelle a remis en lumière l’impact des conditions de logement sur la qualité de vie.
« Ces dernières années, les politiques nationales se sont, à juste titre, beaucoup penchées sur la qualité environnementale des constructions, avec des résultats réels sur les constructions neuves. »
Ministère en charge du logement
La ministre avait ainsi confié en février dernier à Laurent Girometti, directeur général d’Epamarne, et François Leclercq, architecte-urbaniste, le pilotage d’une mission sur la définition d’un référentiel de la qualité d’usage du logement. La mission fait suite au travail mené par Pierre-René Lemas sur la qualité du logement social en 2020, à la demande des ministères de la Culture et du Logement.
Les conclusions de cette mission sont présentées à l’occasion de la deuxième table ronde intitulée « Intérieurs/extérieurs : bien vivre dans son logement ».
5 objectifs
François Leclercq et Laurent Girometti ont défini cinq grands objectifs permettant de caractériser le critère d’usage, face au constat d’une baisse de la surface moyenne des logements neufs, de la généralisation des cuisines ouvertes ou encore de la tendance à la mono-orientation. Il s’agit de l’évolutivité, la luminosité, la sensation d’espace, la réponse pratique à des fonctions de base, telles que l’espace de rangement, et le rapport à l’espace extérieur.
« Le référentiel proposé distingue un critère essentiel, celui d’une surface minimale par typologie de logement, gage d’un meilleur confort et de plus de polyvalence dans le temps. D’autres critères constituent des recommandations telles que l’accès à un espace extérieur et le caractère traversant du logement par exemple. »
Ministère en charge du logement
Le résultat d’une concertation
Le référentiel est le résultat d’une concertation avec les acteurs du secteur et tient compte de la dimension locale. L’État « entend accompagner la concrétisation de la démarche sur deux plans. La ministre souhaite que ce référentiel conduise à mieux éclairer les acquéreurs et les locataires dans leur choix de logement ». En outre, certains critères du référentiel ont vocation à être utilisés pour le paramétrage de l’avantage fiscal Pinel à compter de 2023. Le ministère précise que ces critères retenus seront dévoilés mi-octobre.
Pour Emmanuelle Wargon, « ce référentiel permet de traiter pour la première fois la qualité d’usage du logement, sa conception, sa distribution, son orientation, ses espaces extérieurs… Sans établir une nouvelle norme, il constitue une base équilibrée dont les élus et les opérateurs pourraient se saisir. Pour que les citoyens acceptent la densification, des constructions près de chez eux, et pour rendre les villes attractives, il faut des logements désirables. »
