Le marché de l’immobilier d’entreprise se porte bien. CBRE l’a confirmé dernièrement sur Lyon : l’activité repart dans le tertiaire, et pourrait compenser, dans une certaine mesure la baisse d’activité dans le secteur résidentiel.
Cette tendance à l’amélioration a semble-t-il été également constatée par la RICS en Europe, qui note une assez large diffusion de la reprise économique, et particulièrement en Allemagne. Au sein du secteur, les professionnels s’avèrent ainsi particulièrement confiants, du fait notamment de loyers et de valeurs en hausse, par rapport aux trimestres précédents.
Côté investissement la RICS note ainsi que 14 des 19 pays couverts par l’étude ont fait état d’une hausse de la demande d’investissement. « L’Allemagne a connu la plus forte hausse, alors qu’en Pologne, en Scandinavie, en Russie et en République Tchèque, la demande reste positive et relativement stable » note ainsi l’étude. Ce n’est toutefois pas le cas dans le pays dits « PIGS » où l’activité continue de reculer. Dans d’autres parties de l’Europe, l’appétit sur le risque revenu, les prix montent, la demande de la part des utilisateurs poursuivant également son amélioration.
Les "PIGS" à la traine
Toutefois, les professionnels européens restent malgré tout prudents concernant les loyers : reste toutefois qu’« en France, un virage a lieu dans la confiance des entreprises qui est en train d’avoir un impact positif en termes de demande utilisateurs et en ce qui concerne les prévisions de loyers » note la RICS.
Simon Rubinshon, le chef économiste de la RICS a commenté cette étude en notant que « le moral continue de s’améliorer pour la plus grande partie du marché immobilier dans le monde, ce qui reflète le fait que de nombreux pays commencent maintenant à profiter de la reprise de l’économie ». « L’immobilier dans certains pays reste cependant sous une pression considérable, mais ailleurs, il est en pleine expansion, à tel point que les gouvernements ont été contraints de prendre des mesures pour essayer de ralentir le mouvement. Cette divergence entre les leaders et les retardataires devrait selon nous, persister encore quelques temps » a-t-il indiqué.
