Selon l'INSEE, il n'y a notamment pas eu de surinvestissement dans l'immobilier en France.
La "bulle immobilière" fait de nouveau débat. Lors d'une conférence de presse présentant l'étude consacrée au logement des français, le directeur de l'INSEE, Jean-Philippe Cotis a contredit la version livrée par le conseil d'analyse stratégique, qui avait récemment employé le terme de bulle.
Lors d'une conférence de presse, Jean Philippe Cotis a ainsi tenu à mettre en avant les différences entre les pays victimes aujourd'hui de la crise immobilière et la France: "en France, on ne voit pas une envolée de l'investissement, un excès d'investissement dans l'immobilier qui aurait pu justifier une embardée comme celle qu'on a vue dans les pays anglo-saxons ou en Espagne" note ainsi le directeur de l'INSEE, cité par Le Monde.
Pour lui, c'est plus la rareté des biens qui explique l'envolée des prix. "On est plus du côté de la sphère réelle de l'économie et de la rareté physique que du côté de complications financières" note-t-il. En outre, l'endettement des ménages français reste quant à lui raisonnable, ce qui n'a pas toujours été le cas en Espagne ou aux Etats-Unis. L'investissement résidentiel n'a enfin, jamais dépassé les 4% en France dans la décennie 2000, à l'inverse des Etats-Unis et de la Grande Bretagne où il dépassait les 6% et de l'Espagne, où il dépassait 9%.
» La hausse des prix des logements supérieure à celle des revenus
