Sur les 500 millions de cessions effectuées l’an dernier, seuls 50 millions vont au désendettement de l’Etat.
Les cessions immobilières de l’Etat ont rapporté moins que prévu et servent peu au désendettement. C’est en substance ce qui ressort des rapports budgétaires publiés la semaine dernière par le ministère de l’Economie et des Finances et rapportés par les Échos ce matin.
Sur les 900 millions initialement prévus, les cessions immobilières de l’Etat n’ont ainsi rapporté que 500 millions d’euros, et ce malgré quelques cessions importantes, comme le siège de Météo France et la cession à la Chambre des notaires.
Le ministère souligne que pour les biens supérieurs à 2 millions d’euros, l’Etat a eu un peu plus recours à la vente par appel d'offres, «ce qui aboutit fréquemment à un prix de vente supérieur à l'évaluation» selon le rapport cité par le journal. Ce n’est donc pas sur le prix de vente mais sur leur réalisation qu’il faut donc aller chercher l’écart entre ce qui était prévu et ce qui s’est réalisé. Le programme de cessions immobilières du ministère de la Défense, qui n’a pas été totalement réalisé du fait de la réorganisation du ministère, serait notamment à l’origine de l’écart.
Pour 2011, Bercy s’est donc fixé un objectif plus prudent, de l’ordre de 400 millions d’euros pour l’ensemble des cessions, en espérant cette fois ci dépasser les attentes. Car l’Etat a programmé la cession de 1.700 immeubles d'ici à 2012, ce qui devrait permettre à Bercy de retirer un peu plus que les sommes annoncées.
Ceci devrait en tout cas permettre d’assurer le financement des investissements immobiliers des ministères, comme par exemple le relogement des services de l'Institut géographique national et de Météo-France à Saint-Mandé (Val-de-Marne) pour 36 millions d’euros, et celui de 1500 agents des services centraux de l’Etat pour 56 millions. Le produit de toutes ces cessions va finalement peu au désendettement : 50 millions d'euros, soit 10% des ventes actuelles. L’Etat vise néanmoins de relever cette proportion à 30% d’ici 2014.
