<p>(© Métropole de Lyon / Thierry Fournier)</p>
Les radars des voies de covoiturage vont être activés à partir de ce lundi 29 juillet, entre Dardilly, Limonest et Pierre-Bénite, sur une longueur de 16 kilomètres.
La Métropole de Lyon a ouvert depuis fin 2020 des voies réservées au covoiturage avaient été introduites sur l’axe M6-M7 entre Dardilly, Limonest et Pierre-Bénite, sur une longueur de 16 kilomètres pour favoriser cette pratique visant à lutter contre l’autosolisme. Sur l’axe, seul le tunnel sous Fourvière restait ainsi exclu de ces voies réservées, lesquelles sont activées lorsque le panneau qui les signale au-dessus de la chaussée - un losange blanc - est allumé.
En théorie, ne peuvent circuler sur ces voies réservées, dite VR2+, que les véhicules circulant avec deux personnes à bord au moins et les véhicules électriques (vignette Crit’Air 0). Or depuis leur introduction il y a quelques mois, il n’est pas rare de voir des véhicules diesel avec leur seul conducteur circuler sur celles-ci. Jusqu’ici, l’absence de contrôle était pointé. Ce sera chose faite lundi. Des contrôles seront effectifs à partir de ce lundi 29 juillet.
Les voies réservées covoiturage ne sont accessibles qu’aux véhicules qui transportent au moins deux personnes, autos comme motos. Ces personnes peuvent covoiturer de manière déclarée (par exemple via l’appli En Covoit’ Rendez-vous et son incitatif financier, depuis un arrêt Covoit’ Minute), ou de manière informelle (entre collègues de travail par exemple), ou tout simplement voyager en famille. Les voies réservées sont aussi ouvertes aux taxis et aux véhicules électriques (vignette Crit’Air 0).
Sur M7, les voies accueillent également les bus TCL (ligne 15E) alors que sur M6, il existe une voie bus spécifique, sur la bande d’arrêt d’urgence.
Dans l’agglomération lyonnaise, les voies réservées sont actives tous les jours, 24h/24h. Une exception : en cas d’accident sur les deux autres voies, les panneaux affichant le losange blanc s’éteignent,et tout le monde peut alors emprunter la voie de gauche.
Fonctionnement
Pour contrôler leur bon usage, les voies de covoiturage sont désormais équipées de caméras infrarouges qui repèrent le nombre de silhouettes humaines dans les véhicules. Pour respecter le règlement européen sur la protection des données personnelles, les individus dans le véhicule ne sont pas identifiés. Si le conducteur est seul, les images sont envoyées par une communication sécurisée à un policier municipal qui pourra dresser un procès-verbal électronique. Les contrevenants sont passibles d'une amende forfaitaire de 4ème classe, soit 135€. Les motards de la police nationale peuvent également procéder à la verbalisation des contrevenants en interceptant les véhicules.
Vers une multiplication de ces voies
L’objectif est, à l’échelle du réseau des voies rapides de l’agglomération lyonnaise, de multiplier ces voies. Depuis le 21 décembre 2020, les voies réservées équipent la M6 dans les deux sens entre l’échangeur de La Garde (Dardilly, sortie n°33) et celui du Valvert (Tassin-la-Demi-Lune, sortie n°36). Sur la M7, elles sont aménagées entre le Musée des Confluences (Lyon) et l’A450 (Pierre-Bénite). Au total, cela représente 16 kilomètres de voies rapides équipées. Depuis le 20 mars 2023, l’A7 entre Pierre-Bénite et Ternay accueille également des voies réservées, aménagées par le gestionnaire la DIR Centre-Est (service de l’État). D’autres projets sont à l’étude, en particulier sur l’A6 au nord de M6, sur l’A42 et l’A43.
