L’État prépare l’avenir du port de Lyon Édouard Herriot et de la presqu’île située dans son emprise. Une dépollution préalable va s'imposer.
La Préfète Fabienne Buccio a réuni ce vendredi le comité de pilotage du port de Lyon - Edouard Herriot. Le rôle de ce dernier est de suivre la mise en œuvre du schéma directeur et de la charte partenariale approuvés à l’unanimité en mars 2024. A cette occasion, les acteurs réunis sont revenus sur les actualités et les projets structurants pour le port.
En avril dernier, le groupement porté par CMA CGM avec les CCI de Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne et de Aix-Marseille-Provence ainsi que la Banque des territoires a été désigné comme titulaire de la sous-concession du terminal conteneurs. L’État souligne ainsi que «Lyon Rhône Terminal porte des objectifs ambitieux de doublement des trafics fleuve et fer d’ici à 2032, et investira 58 millions d’euros sur le port en soutien de son activité».
La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a ensuite désigné le 20 octobre dernier, DPL en tant que lauréat du processus de renouvellement de la convention d’occupation temporaire pour le dépôt pétrolier qu’il occupe actuellement, en lien avec la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon. «Cette convention s’inscrit dans une trajectoire ambitieuse de décarbonation conformément au schéma directeur», note l’Etat.
Réaménagement du foncier sur la presqu’île de l’Archevêque
Sous l’impulsion de ce dernier, des réflexions partenariales ont été lancées en début d’année pour définir les orientations de réaménagement du foncier disponible sur la presqu’île de l’Archevêque, soit environ 30 hectares à l’horizon 2028. Or «à l’issue de plusieurs ateliers, un scénario conciliant multimodalité, développement économique, attractivité territoriale, transition écologique et énergétique et sobriété foncière a été établi», note l’État, qui précise que sa mise en œuvre sera concrétisée par le lancement par CNR d’appels à manifestation d’intérêt pour l’occupation des parcelles, dans une logique d’augmentation du recours au transport fluvial.
«La Presqu’Île pourrait notamment accueillir des activités de valorisation de matériaux du BTP en lien avec des chantiers intervenant dans l’agglomération. Les parcelles les plus contraintes par les plans de prévention des risques seraient orientées vers la production énergétique.»
Préfecture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
La préfecture de Région note enfin que, par anticipation de cette reconversion, une étude des sols sur la presqu’île de l’Archevêque a été conduite. Et celle-ci fait état, selon ses premiers résultats, d’une pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds, en raison des activités actuelles et historiques. «Des plans de gestion devront être mis en œuvre au cas par cas des projets envisagés sur ces parcelles», note l’État local qui ajoute que des études complémentaires sont en cours pour préparer le réaménagement de ce foncier stratégique.
