(SdH/LPI)
La candidate Grand cœur lyonnais à la Métropole entend dédier jusqu’à 200 agents à la sécurité sur le réseau TCL.
Véronique Sarselli, candidate Grand cœur lyonnais à la Métropole était jeudi en déplacement à Saint-Priest sur le thème de la sécurité. Etait présent à cette occasion Gilles Gascon, maire de la ville et président du groupe Grand cœur lyonnais à la Métropole. Véronique Sarselli a, à cette occasion, présenté une mesure sur laquelle les deux élus travaillent depuis plusieurs mois, à savoir la création d’une police métropolitaine des transports.
Elle a à cette occasion, évoqué le thème de l’insécurité sur le réseau TCL.
«Agression, violences sexuelles, vols, escroqueries, fraudes, harcèlement… Le réseau TCL est aujourd’hui un lieu d’inquiétudes pour beaucoup trop d’usagers, en particulier pour les femmes.»
Véronique Sarselli, candidate Grand Cœur Lyonnais à la présidence de la Métropole de Lyon
Selon le groupe politique, la Métropole de Lyon est la deuxième de France en nombre de victimes enregistrées dans les transports en commun, derrière le Grand Paris, avec 8.000 victimes par an, soit environ 22 victimes par jour.

« Au-delà des évolutions conjoncturelles, ce niveau structurel d’insécurité n’est plus supportable pour les usagers des TCL. Pourtant, le président écologiste sortant de la Métropole de Lyon a récemment indiqué - ‘il y a déjà tout ce qu’il faut en termes de moyens’, traduisant un angélisme partagé avec le maire de Lyon dans ce domaine.»
Véronique Sarselli, candidate Grand Cœur Lyonnais à la présidence de la Métropole de Lyon
Il existerait ainsi «une attente forte pour plus d’autorité dissuasive et de rapidité d’intervention».
« Je pense au contraire qu’il y a nécessité de renforcer les moyens existants. Il s’agit de répondre à une attente forte des usagers des TCL pour plus d’autorité dissuasive, clairement identifiable, capable d’intervenir vite, avec une chaine d’action fluide et unique. Je m’engage à répondre à cette attente avec la création d’une Police Métropolitaine des Transports dès 2026.»
Véronique Sarselli
La candidate précise que le cœur du dispositif reposera sur le recrutement progressif par la Métropole d’environ 120 policiers municipaux mutualisés, exclusivement dédiés à cette police métropolitaine des transports dans les TCL, lors d’une première phase de 3 ans. A terme, le dispositif pourra être renforcé sur la 2è moitié du mandat pour atteindre les 200 agents,
Le dispositif reposera également sur une présence renforcée sur le réseau TCL dans les stations, pôles d’échanges, lignes métro/tram/bus (notamment les plus sensibles), en journée comme en soirée, 7 jours sur 7, ainsi que sur une capacité d’intervention rapide et une coordination opérationnelle avec le PC TCL. Les agents pourront procéder aux constats des infractions, intervenir dans les situations de flagrance, ou encore venir en appui des agents de contrôle des TCL (lutte contre la fraude). Une possibilité d’armement des agents (catégorie B et D), dans le strict cadre légal, après formation et autorisations, est également évoquée.
Chaîne d’intervention unique
En termes de responsabilité, la police métropolitaine des transports restera pleinement conforme au cadre de la police municipale, avec l’autorité des maires sur leur territoire, une mutualisation métropolitaine et une doctrine d’intervention unique.
Une convention globale de coordination métropolitaine serait alors signée avec la préfecture, le tribunal judiciaire de Lyon, l’ensemble des communes de la Métropole et le SYTRAL pour garantir une chaine d’intervention unique, une mobilisation rapide des agents et le traitement accéléré des faits les plus graves et les plus fréquents.
Le budget estimé de la proposition de la candidate serait de 8 millions d’euros par an pour 120 agents. «La montée à 120 agents se fera progressivement, avec une trajectoire budgétaire maîtrisée, au service d’une priorité absolue : la sécurité quotidienne», conclut le communiqué de la candidate.
