(Ministère du logement)
Une mobilisation territoriale a été lancée pour renforcer l’attractivité du service public.
Une mobilisation territoriale a été lancée ce mercredi pour mieux loger les agents publics et garantir la continuité du service public, afin de faire face aux difficultés croissantes d’accès au logement dans de nombreux territoires. Celle-ci a été engagée par David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, avec Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics et Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement,
David Amiel a en effet annoncé à l’occasion d’un déplacement à Marseille ce mercredi 18 février la diffusion dans les prochains jours d’une circulaire à l’ensemble des préfets visant à identifier les territoires où les tensions immobilières sont les plus fortes et à mettre en place des solutions locales pour améliorer l’accès au logement des agents publics.
Les difficultés de logement constituent en effet un frein concret au recrutement et à la fidélisation des agents publics, et notamment dans les zones à forte tension immobilière, comme c’est le cas en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. «Lorsque le logement devient difficile d’accès pour les agents de première ligne, c’est le fonctionnement même des services publics qui est fragilisé», note Bercy.
Les préfets mobilisés autour de trois missions
Les travaux sur la proposition de loi visant à améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics, laquelle prévoit de donner des outils aux employeurs publics afin qu’ils puissent réserver des logements sociaux pour leurs agents, notamment via une clause de fonction, et de faciliter la création de logements sur des terrains publics, se poursuivent au Parlement.
Les préfets de région et de département sont mobilisés autour de trois missions, à savoir l’identification des bassins de vie où les difficultés de logement affectent le recrutement public, le pilotage au niveau départemental d’une stratégie coordonnée associant les employeurs des trois versants de la fonction publique, et la mobilisation des outils de la politique publique du logement les plus adaptés localement, en lien avec les collectivités territoriales compétentes.
Le ministère indique que les stratégies élaborées sont attendues à l’été. «Les organisations syndicales représentatives de la fonction publique seront associées localement à l’identification des territoires prioritaires ainsi qu’au suivi de la mise en œuvre des actions», note Bercy, qui ajoute qu’à l’échelle du dialogue social national, ces retours d’expérience alimenteront le groupe de travail consacré au logement des agents publics.
Une feuille de route nationale autour de trois axes
Le feuille de route nationale se structure autour de trois axes, à savoir «produire davantage de logements dédiés aux agents publics», «simplifier le parcours logement des agents», et «mieux informer les agents publics sur les dispositifs existants». Le pilotage de cette stratégie est assuré par la Direction générale de l’administration et de la fonction publiques (DGAFP).
Le ministère souligne que cette mobilisation s’inscrit pleinement dans le plan « Relance Logement » dévoilé par le Premier ministre le 23 janvier dernier et visant à développer l’offre publique et privée de logement dans tous les territoires. Le budget 2026 a en effet mobilisé des moyens, un soutien de 500 millions d’euros ayant notamment été acté en faveur du logement social.
« Les travailleurs publics de première ligne, ceux que l’on a applaudis aux fenêtres il y a six ans, sont trop souvent relégués à des distances insupportables de leur travail. On ne peut pas assurer le service public sans loger ceux qui le font vivre. C’est aussi un enjeu majeur pour l’attractivité et l’avenir des métiers de la fonction publique. »
David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État
