Le mouvement d’externalisation des murs observé depuis plusieurs années dans le secteur de la santé devrait se poursuivre, selon DTZ.
Face au développement continu du parc immobilier du milieu de la santé, DTZ a décidé de réaliser une étude sur cette classe d’actifs, devenue une classe d’actifs à part entière. Le groupe estime ainsi à 4 milliards d’Euros les actifs immobiliers détenus par les leaders français du marché de la santé. Du coup, le mouvement de désengagement observé depuis quelques temps sur les murs de certains établissements pourraient recéler des opportunités pour les investisseurs.
Le conseil en immobilier d’entreprise note ainsi que le marché de la santé a connu depuis le début des années 90 un vaste mouvement de concentration. Une vingtaine d’opérateurs de premier rang se partage aujourd’hui le marché. Au niveau plus global, les dix prochaines années pourrait voir une réduction par 6 du nombre d’acteur, passant de 30 000 aujourd’hui à 5 000 d’ici dix ans. Parallèlement à ce mouvement, les nouvelles contraintes et normes incitent les opérateurs à moderniser et à rationaliser leur parc immobilier.
Concentration des acteurs
Pour DTZ « les grands opérateurs rachèteront les plus petits pour revaloriser leurs établissements obsolescents ou sous-dimensionnés ». Selon lui, la valeur de l’immobilier d’exploitation « encore détenu par les 8 principaux opérateurs de santé est estimée à 4 milliards d’euros environ ». Pour
Magali Marton, Head of CEMEA Research chez DTZ, la difficulté à obtenir de nouvelles autorisations dans certains cas pourrait aller dans le sens d’une plus forte concentration dans le secteur. Or les murs sont un bon moyen de dégager du cash.
Toutefois il y a fort à parier que les opportunités d’investissement n’iront pas jusqu’à 4 milliards d’opportunités d’investissement, un certain nombre d’opérateurs ne souhaitant pas nécessairement vendre leurs actifs souligne DTZ. Néanmoins, les nouvelles construction dans le secteur pourrait bien receler un certain nombre d’opportunités. L’entreprise de conseil estime à 2 milliards sur 5 ans le potentiel d’investissement immobilier dans les nouvelles constructions d’EPHAD.
Pour ce type d’investissement, les taux sur des actifs primes s’échangent couramment entre 5.75% et 6.50%. Pour Marc Guillaume, directeur au sein des équipes d’expertise de DTZ, et spécialiste santé, le marché est attractif : Preuve en est, selon lui, «la compétition entre acquéreurs est féroce dès lors qu’un portefeuille est mis sur le marché ».
