L'indice RICS, qui fait autorité en matière de prix dans le pays, montre de nouveau des signes de faiblesse.
Nouveau virage pour le prix de l'immobilier en Grande Bretagne. Pour la première fois en un an, ces derniers se sont en effet repliés au troisième trimestre. L'indice de référence compilé par le RICS a en effet fait état d'un solde négatif de 8% sur le mois de juillet. Le nombre de professionnels faisant état de prix en repli représente 25 % du total, contre 11 % pour la hausse. Pire: pour les économistes du RICS, la baisse de ce mois pourrait bien ne pas être la seule. Ils prévoient en effet un reflux des prix pour l'ensemble du second semestre.
Or le fait n'a sans doute pas échappé au nouveau locataire du 10 Dowing Street, David Cameron : l'immobilier fut sans conteste l'un des secteurs qui - avec la finance - avait le plus tiré les chiffres de la croissance au Royaume Uni de 2002 à 2007. Ce nouveau coup de mou dans le secteur, si il se confirme, pourrait donc être une mauvaise nouvelle pour la toute jeune coalition au pouvoir dans le pays.
Le sujet, en tout cas, pourrait être sujet à un vrai clivage. Les primo-accédants ont en effet, selon Nationwide, de plus en plus de mal à obtenir des financements de la part des banques. Malgré cela, les prix des appartements et des maisons dans certains secteurs continuent de progresser. Explication : les secondo-accédants et les riches étrangers restent plus que jamais présents dans certains quartiers de Londres, contribuant à soutenir les prix localement. En revanche, face à la pénurie de demande, les prix dans le Pays de Galles et dans les Midlands restent, eux, mal orientés.
