Après la parution de câbles diplomatiques américains via le site Wikileaks sur les activités de Bouygues au Turkménistan, le groupe de BTP qualifie de diffamatoires ces allégations.
Le grand déballage de Wikileaks continue. Et cette fois-ci c'est un groupe de BTP, Bouygues, qui se trouve au centre d'une des révélations émanant des câbles diplomatiques sur son activité au Turkménistan. Le pays, qui fait de l'architecture un outil de propagande, a, effet durant la dernière décennie, connu une activité sans précédent dans le BTP. Les diplomates américains se seraient étonnés de cette effervescence dans un câble diplomatique révélé par Wikileaks et repris par le Monde: "on est obligé de se demander pourquoi autant d'argent est dépensé dans la construction, d'autant que de nombreux immeubles demeurent largement inoccupés, indique l'ambassade des États-Unis. De grosses sommes d'argent doivent tomber au travers des échafaudages des projets de construction dans toute la ville."
Selon un autre câble diplomatique, "les sociétés étrangères voulant se lancer dans les affaires dans le pays ont deux façons pour mettre un pied dans la porte : au travers de relations personnelles avec des individus qui ont accès au président ou quelqu'un au sommet, ou bien via des contacts gouvernementaux officiels, bilatéraux, au nom de l'entreprise". "La corruption et le népotisme demeurent des problèmes au Turkménistan, et les sociétés turque et Bouygues ont particulièrement réussi dans l'industrie lucrative de la construction car ils ont maîtrisé l'environnement local des affaires", note également l'ambassade le 14 décembre 2007.
Bouygues a immédiatement réagi suite à la publication par le Monde de ces câbles, via un communiqué: "des articles de presse commentent actuellement des allégations critiques sur les activités de Bouygues au Turkménistan. Ces critiques auraient été formulées par des diplomates américains, puis publiées sur Wikileaks. Le groupe Bouygues tient à faire savoir que ces allégations sont diffamatoires. Comme de nombreuses entreprises internationales, Bouygues travaille au Turkménistan dans des conditions normales, sans pratiques illicites. Bouygues émet toutes réserves sur les motivations qui ont conduit à diffuser de telles allégations."
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