Selon une étude réalisée par la fédération des banques françaises, 30,5 % des Français détenaient un crédit immobilier en 2010, une proportion stable par rapport à l'an passé.
Près d'un tiers des Français détient un crédit immobilier. C'est ce qui ressort d'une étude présentée aujourd'hui par la fédération française des banques, qui montre que 30,5 % des Français détenaient l'an dernier un crédit à l'habitation. C'est un peu moins qu'en 2009 où le taux était de 30,8 %. L'observatoire note que la part des accédants à la propriété est importante. Avec un taux de 23,2 % en fin 2010, celle-ci est une des plus importantes de ces dernières années, un phénomène qui s'explique par les conditions de crédit attractives proposées par les établissements de crédit.
Moins de crédit à la consommation
D'un point de vue plus global, selon l'observatoire des crédits aux ménages, près d'un ménage français sur deux était détenteur d'un crédit en 2010 (49.5%). Cette part est en nette baisse par rapport à 2009, où le taux s'établissait à 50,8 %. Si une petite proportion est attribuable au crédit immobilier, la majeure partie s'explique par la baisse de la détention de crédit à la consommation. Le taux de détention de crédit à la consommation est ainsi passé de 31,7 % en 2009 à 30,1 % en 2010. Si la part des crédits à la consommation pour les achats importants a peu évolué, celle destinée au financement des dépenses de loisirs, de vacances ou de consommation s'affiche en baisse.
Selon l'Observatoire des crédits aux ménages, 49,5 % des ménages français avaient un crédit en 2010. Alors que le taux de diffusion des crédits immobiliers aux ménages s'est quasiment stabilisé en 2010, l'usage des crédits à la consommation a de nouveau reculé, ce qui a entraîné une baisse du taux global de détention des crédits aux ménages par rapport à 2009 où il s'établissait à 50,8 %.
Si les Français ont moins consommé de crédit l'an dernier, il sont de plus en plus nombreux à se considérer" comme à l'aise ou à considérer que leur budget est suffisant " : 54,7 % en 2010, contre 50 % en 2008. Un moindre recours au crédit semble expliquer la meilleure perception des Français sur leur situation financière à venir. Dans le même ordre d'idées, la part de ceux qui estiment que leur situation s'est dégradée a baissé : 40,4% en 2010 contre 48,7% en 2008 et 43,3 % en 2009. Mais cet optimiste ne se traduit pas pour autant par de nouvelles intentions de recourir à un crédit : les ménages français sont moins nombreux à déclarer avoir l'intention de souscrire un crédit à la consommation dans les six prochains mois : 4,1 % en 2010 contre 4,4 % un an auparavant.

L’endettement c’est le mal français. Assez de crédit, les français deviennent peu à peu insolvables.