Une nouvelle étude consacre une nouvelle fois Lyon comme premier marché immobilier en région derrière Paris, loin devant Marseille.
Lyon reste dans le Top 20 des villes les plus attractives d’Europe. C’est l'une des conclusions que l’on peut tirer de l’étude de PriceWaterHouseCoopers sur l’attractivité des villes en Europe. La ville reste la seule représentante française en région derrière Paris dans ce classement des villes européennes les plus attractives. Lyon se situe à la 15ème place du classement de la performance des investissements existants et à la 17ème place du classement de l’attractivité pour des acquisitions à venir, les deux critères retenus pour mesurer l'attractivité d'une ville. L'étude se base sur plus de 600 interviews conduites auprès des principaux acteurs de l’immobilier en Europe. Paris se classe, elle, respectivement, à la quatrième et la huitième place. Munich occupe la tête du classement pour la performance des investissements existants et Stockholm occupe pour sa part la première place pour les investissements à venir.
En France, si Paris concentre une bonne part des investissements, les métropoles régionales françaises s'en sortent bien, et notamment plus que les métropoles régionales britanniques.«Lyon, Marseille, Bordeaux et Toulouse présentent un marché de l’emploi important et relativement stable et un niveau de demande raisonnable" indique Geoffroy Schmitt, associé, responsable de l’activité conseil en immobilier de PwC en France.
Afflux de capitaux
Pour Lyon et pour l’ensemble des villes présentes dans ce classement, l’année 2011 est vue par les professionnels comme une année prometteuse : « les professionnels entrevoient un afflux de nouveaux capitaux du fait du caractère sécurisé des actifs immobiliers comparés à d’autres classes d’actifs » indique en effet l’étude.
Selon John Forbes, l’un des auteurs du rapport chez PwC, l’année en cours sera peut être vue dans quelques temps « comme une année charnière pour le secteur immobilier» . « Les sources traditionnelles de refinancement de la dette des actifs vacants ou ayant besoin d’être rénovés ne seront plus disponibles. Cependant, de nouvelles sources de financement, provenant de fonds souverains et de compagnies d’assurance, pourraient prendre le relais» indique-t-il.
Pour l’heure, les nouvelles interrogations se concentrent surtout sur l’impact de l’accord de Bâle III sur le financement bancaire au secteur immobilier. « Certaines tendances de l’année passée, telles que la recherche de qualité, l’émergence d’un marché à deux vitesses avec un intérêt marqué pour les meilleurs actifs dans les principales villes et un délaissement des autres zones, se maintiendront» pense pour sa part Patrick L. Phillips, le directeur général de ULI.
