L’Observatoire du financement Crédit Logement/CSA confirme la nette remontée des taux de crédit immobiliers intervenue le mois dernier, avec une hausse de 22 points de base du taux moyen.
L’observatoire Crédit Logement confirme une fois de plus la tendance générale décrite par de nombreux courtiers en crédit immobilier, à savoir que la hausse des taux s’est emballée en janvier. Après un mois de décembre marqué par un retournement de tendance, le taux moyen des crédits immobiliers s'est établi à 3,47 % au cours du mois. Soit une progression de 22 points de base en deux mois.
Signe des temps, la part des crédits accordés à un taux supérieur à 4% progresse nettement. Cette déformation de la structure des prêts touche également les meilleurs taux : au mois de décembre 2010, les taux inférieurs à 3,5 % constituaient 64,5 % de l'ensemble des prêts. Un mois plus tard, cette part est tombée à 43,3 %.
Solvabilité en hausse
Pour autant, la solvabilité des ménages ne s'est pas dégradée, bien au contraire. L'indicateur de solvabilité calculé par l'observatoire s'est en effet nettement ressaisi en janvier, sous l'effet notamment d'une baisse du coût relatif des opérations. « Alors que le PTZ+ ne monte que progressivement en régime, cette amélioration mérite attention : elle confirme probablement que la détérioration des conditions de crédit ne devrait avoir qu’un impact très limité sur le marché, en 2011 » note l'observatoire.
Petit mieux pour les taux variables
Autre observation : la part des crédits à taux variable a légèrement augmenté le mois dernier. Celle-ci a gagné près d'un point, à 6,7 % : « La nécessité de préserver sa solvabilité conduit maintenant une partie plus large de la demande à choisir ce type de formule » indique Crédit Logement.
Malgré cette hausse des taux, les emprunteurs n'ont toutefois pas encore choisi d'augmenter la durée de l'emprunt pour contenir la hausse du coût de l'emprunt. La durée des prêts a en effet encore baissé de cinq mois en janvier, à 206 mois en moyenne. Un constat à nuancer toutefois suivant l'âge du candidat à l'emprunt : « Pour les plus jeunes accédants par exemple (les moins de 35 ans), dont la solvabilité est la plus difficile à assurer en raison d’un apport personnel généralement faible, la part de la production avec une duration de plus de 25 ans s’est accrue : 34.0 % en janvier 2011 contre 31.3 % en novembre 2010 » note l'Observatoire.
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