Pour l'UFC, les diagnostics de performance énergétique (DPE) manqueraient trop d'homogénéité et seraient trop fonction du prestataire réalisant le diagnostic .
Les diagnostiqueurs sont dans le viseur de l’UFC Que Choisir. L’association de consommateurs pointe notamment la grande diversité des diagnostics suivant le prestataire choisi. "Sur 4 maisons visitées par 16 diagnostiqueurs : deux maisons ont été classées dans pas moins de 3 classes énergétiques différentes, une a été classée dans 2 étiquettes différentes, une seule s'étant vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces professionnels » indique l’UFC.
« Une des maisons enquêtée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation allant de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1.000 à 1.800 euros" précise l’association de consommateurs.
Pour elle, cette extrême différence de résultats suivant le diagnostiqueur choisi est d’autant plus problématique que, depuis le 1er janvier, le DPE est obligatoire dès la mise en vente ou en location des logements et leur affichage est obligatoire dans toutes les annonces immobilières. En outre, rappelle l’UFC Que Choisir, le préjudice relatif à une mauvaise estimation est désormais important du fait notamment que « le montant du nouveau prêt à taux zéro est conditionné à la classe énergétique du logement fournie par ce diagnostic ».
L’association demande donc au gouvernement d’adopter sans délai des mesures techniques pour fiabiliser les Diagnostics de Performance Energétique et de rendre opposable le DPE entre l’acheteur et le vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être engagée en cas de diagnostic erroné.
