Les OPCVM monétaires ont de nouveau subi une décollecte en janvier, après un mois de décembre déjà marqué par une nette fuite de capitaux.
Les OPCVM monétaires ont subi une nouvelle décollecte en janvier. Celle-ci a atteint 6.5 milliards d’euros après 24.5 milliards en décembre. La Banque de France, qui a fait part de ces statistiques, indique que ceci reflète « notamment d’assez importants rachats de la part des administrations publiques et des sociétés non financières ».
L’encours des titres d’OPCVM monétaires s’établit à 388,1 milliards d’euros à fin janvier, et s’inscrit ainsi en repli. « Le montant des rachats cumulés sur 12 mois atteint 100,9 milliards d’euros, après 88,1 milliards à fin 2010 » indique la Banque de France.
Quant aux OPCVM non monétaires, la Banque de France fait état d’une atténuation de la décollecte en janvier, laquelle a atteint 1,6 milliards d’euros, contre une baisse de 6,9 milliards en décembre. « Les rachats s’interrompent pour les fonds mixtes (+ 0,2 milliard d’euros, après - 2,6 milliards) et se réduisent fortement pour les fonds obligations (- 0,2 milliard d’euros, après - 4,7 milliards), mais reprennent pour les fonds actions (- 0,6 milliard d’euros, après + 1,0 milliard) et se renforcent quelque peu pour les autres fonds (- 0,9 milliard d’euros, après - 0,6 milliard) » indique la Banque de France.
L’encours des titres d’OPCVM non monétaires profite d’un effet, modeste mais positif, de valorisation, qui l’emporte sur celui des flux de rachats. Il était ainsi de 939,4 milliards d’euros fin janvier.
