Meilleurtaux.com a de nouveau fait état d’une progression des taux de crédit en mars. Mais selon le courtier, le PTZ+ et la plus forte concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur compensent largement le renchérissement du crédit induit par ce phénomène.
Meilleurtaux confirme la hausse des taux de crédit immobilier. Selon le courtier en crédit immobilier, les taux ont en effet connu un nouveau mois de hausse, au terme duquel 84% des établissements financiers partenaires du groupe ont remonté leurs taux de 15 points de base en moyenne. Un fait qui s’explique notamment par les tensions inflationnistes, la probable hausse du taux de refinancement de la Banque centrale européenne et la remontée des taux de l’OAT, qui atteint près de 1 point depuis la fin août.
Le courtier chiffre la hausse globale depuis octobre 2010 à 0,40 point en moyenne, ce qui représente une hausse de 0,20 point par rapport à mars 2010. Une hausse que Meilleurtaux tient toutefois « à relativiser » au regard de plusieurs facteurs. Le taux de crédit immobilier observé actuellement reste en effet inférieur à la moyenne des taux des 5 dernières années, ce qui peut inciter des personnes ayant emprunté de 2007 à 2009 à renégocier leur crédit.
Le PTZ+ compense en partie la hausse du coût d'emprunt...
En outre, l’arrivée du PTZ+ compense également la hausse du coût d’emprunt induit par la hausse des taux, selon Meilleurtaux. Le dispositif touche un plus large public que sa précédente version, au regard des chiffres du courtier : « D'ores et déjà, les emprunteurs ont compris l'intérêt de profiter de ce dispositif : chez Meilleurtaux, près de 50 % des dossiers de crédit en janvier-février 2011 incluent un PTZ +, contre 34 % en moyenne de PTZ en 2010 » indique-t-il. Accessible sans condition de ressources, cette mesure « fait mécaniquement diminuer le coût total du crédit, annulant ainsi en partie l'effet de la hausse des taux » indique ainsi Sandrine Allonier, responsable des études économiques de Meilleurtaux.
Tout comme l'assurance emprunteur
La loi Lagarde, qui assure une meilleure concurrence dans le secteur de l’assurance de prêt, permet également de faire baisser le crédit global. « L'assurance de prêt représente 5 à 16 % du coût total du crédit, avec des taux allant de 0,10 % à plus de 0,40 % selon les profils. Elle peut donc être un moyen de faire baisser le taux effectif global, tout en bénéficiant de très bonnes garanties » explique Christian Camus. Dans un dernier temps, les ménages pourraient faire le choix d’augmenter leur durée d’emprunt pour faire baisser leurs mensualités, alors que celle-ci avait reculé depuis deux ans:« La durée moyenne des prêts, aujourd'hui de 19 ans, a beaucoup baissé comparée notamment à 2008, où elle atteignait plus de 22 ans. Pour une mensualité de 1 000 €, on peut augmenter sa capacité d'emprunt de près de 20 % en passant d'une maturité de 15 ans à 20 ans », explique Sandrine Allonier.
