La chef économiste de HSBC était l’invitée de BFM Business ce matin.
La très écoutée Mathilde Lemoine s’exprimait ce matin chez Stéphane Soumier sur les prix de l’immobilier. On se souvient qu’en début d’année, la chef économiste de HSBC prévoyait une stabilisation des prix en 2011, et une baisse de ces derniers en 2012. Elle a de nouveau mis en garde contre les conséquences de long terme des politiques publiques en matière d’immobilier.
Pour elle, la bulle immobilière est bien là, notamment du fait des taux d’emprunt très bas observés fin 2010, notamment dans le neuf. Pour elle, en 2009, du fait de la mise en place du dispositif Scellier qui favorise l’investissement locatif,« les prix n’ont pas baissé suffisamment pour permettre à de nouveaux acheteurs de venir sur le marché immobilier, c'est-à-dire des ménages qui n’ont pas des revenus extrêmement élevés » note-t-elle.
Recentrer les aides publiques
L’économiste dénonce en outre que les impôts des contribuables, via les aides publiques, passent directement dans les prix. « Comme les prix n’ont pas assez baissé, on a mis en place des aides, du type PTZ+, pour aider les primo-accédant : le problème, c’est que ces aides passent dans les prix » observe-t-elle.
Pour elle, il faut « remettre à plat » les aides publiques, en recentrant celles-ci sur les plus pauvres en prenant garde à ne pas tomber dans les excès du subprime. Elle préconise également d’arrêter de subventionner la construction de logements dans des endroits où il n’y a pas de problème d’offre, et d’ouvrir la possibilité de rehausser de quelques étages les immeubles dans Paris, afin de répondre à un vrai besoin en termes de logement.
