Selon DTZ Research, les investisseurs devraient, dans les deux ans à venir, se recentrer sur les centres commerciaux à valeur ajoutée sur les marchés matures en Europe.
Les investisseurs devraient se recentrer sur les centres commerciaux à valeur ajoutée sur les marchés matures en Europe. C’est l'un des enseignements de la dernière étude de DTZ Research. Car si les centres commerciaux ont bien passés la crise, les investisseurs cherchent toujours à optimiser le rendement locatif, du fait notamment de la compression des taux de rendement limitée à court terme.
Ce dernier phénomène incite DTZ à anticiper un intérêt de plus en plus marqué des investissements dans des restructurations ou rénovations lourdes de centres commerciaux, créatrices de valeurs, essentiellement dans des marchés européens matures. En surface, le groupe estime ainsi que sur les deux plus grands pays européens, à savoir la France et l'Allemagne, 12 millions de m² pourraient ainsi être retraités. Soit la moitié du parc existant.
Néanmoins, la cellule de conseil de DTZ anticipe également une reprise des livraisons de centres commerciaux dans les deux ans dans des pays moins avancés, comme en Europe Centrale et de l’Est, Russie et Turquie, du fait de l'essor de leur consommation, et d’une sous-offre en centres commerciaux. « 13 million de m² de nouveaux centres commerciaux pourraient être livrés entre 2011 et 2012 » pense le groupe. En outre, la Turquie et les pays de l’Europe Centrale et de l’Est disposent à ce jour d’un ratio de surfaces commerciales par habitant bien inférieurs à la moyenne européenne. On compte ainsi en Europe de l’ouest un ratio de 238 m² pour mille habitants contre seulement 54 m² en Turquie, 56 m² en Roumanie et 60 en Russie. Ce qui laisse entrevoir de fortes perspectives de croissance dans ces pays.
Magali Marton, Directrice des Etudes de DTZ CEMEA commente : « Les taux prime des centres commerciaux ont enregistré une correction par rapport à leurs niveaux de fin 2009. Ils se situent aujourd’hui autour de 6% en France, Allemagne et au Royaume-Uni, entre 6 et 7% dans les autres marchés principaux. Nous ne prévoyons qu’une légère correction de ces taux à moyen terme. Par conséquent, l’intérêt des investisseurs devrait davantage porter sur les rendements locatifs que sur la croissance des valeurs. Les restructurations ou rénovations d’actifs existants sont autant de possibilités pour les investisseurs de générer de nouveaux revenus que d’optimiser leurs cash flows existants. »
