Les derniers chiffres d’Adéquation semblent traduire un certain ralentissement de l'activité au premier trimestre.
Le durcissement du régime Scellier au 31 décembre semble avoir laissé des traces. C’est en substance ce qui ressort des derniers chiffres livrés par Adéquation concernant le premier trimestre 2011.
Sur le premier trimestre 2011, 2024 ventes ont ainsi été totalisées, soit un chiffre inférieur de 34% à celui observé au quatrième trimestre, et inférieur de 7% par rapport au premier trimestre 2010. Sur les ventes nettes, on relèvera 992 ventes nettes au premier trimestre, soit un repli de 47% par rapport au quatrième trimestre 2010 et 35% de moins qu’au premier trimestre 2010.
Une baisse qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs : tout d’abord l’effet de base, nombre d’investisseurs en Non BBC ayant profité de l’ancienne version du dispositif Scellier. Avant la fin de l’année dernière, les investisseurs en non BBC bénéficiaient en effet, dans le cadre d’un investissement locatif, d’une réduction d’impôt de 25% portée à 13% en 2011. Le début d’année a de facto été ralenti par rapport à un quatrième trimestre dopé par les effets d’aubaine.
Hausse des prix continue dans le neuf
Autre facteur qui a pu pousser à la désaffection des investisseurs et des accédants : le prix sans cesse plus élevé du neuf. A peine 3% des logements neufs sont désormais commercialisés dans la région à des prix inférieurs à 2700 euros du mètre carré. La part des ventes entre 2700 et 3300 euros du mètre carré s’est en outre progressivement réduite, passant de 44% entre 2006 et 2008 à 22% en 2010. Désormais, le prix médian se situe autour des 3600 euros le mètre carré : 50% de l’offre se situe en effet au-dessus de ce niveau.
De même le retrait des commercialisations est plus sensible qu’au premier trimestre, avec 136 retraits contre 89 en 2010. Malgré tout, l’offre commerciale s’avère être en hausse de 38%, avec plus de 10 mois théoriques de ventes au rythme du premier trimestre 2011.
Mais trouvera-t-elle sur le marché une demande capable de permettre un écoulement des stocks? Rien n'est moins sûr, car selon l'Insee, qui publiait aujourd'hui son enquête mensuelle menée auprès des promoteurs, la demande de logements neufs à acheter diminue fortement...
