L’UNIS, la FNAIM, le SNPI, et l’UNPI sont vent debout contre les projets du gouvernement en matière de publicité extérieure.
Le projet sur la publicité extérieure contenue dans le Grenelle 2 continue de faire débat. Les principaux syndicats immobiliers, l’UNIS, la FNAIM, le SNPI, et l’UNPI ont fait front commun ce matin en dénonçant les implications financière des projets du gouvernement en la matière sur les budgets des copropriétés.
En matière de travaux notamment, une suppression de la publicité pendant ceux-ci supprimerait « une source importante et indispensable de financement des opérations de travaux ». En outre, les associations de propriétaires notent que la publicité temporaire de très grande taille peut contribuer à l’embellissement du paysage urbain pendant les travaux, en rendant invisibles les échafaudages et autres matériels de chantier. « En outre, précise le communiqué, les revenus générés par la location d’emplacements publicitaires pour murs aveugles permettent d’alléger les charges de copropriété des propriétaires bailleurs et de leurs locataires ».
Les propriétaires contre l'autorisation préalable
Les propriétaires se montrent en outre assez dubitatives face aux dispositions réglementaires relatives à la surface publicitaire maximale, différentes selon le type d’affichage, ainsi que l’exigence d’une autorisation administrative préalable, qui sont, selon les organisations de propriétaires, sources de complexité. Elles se prononcent ainsi contre l’autorisation administrative préalable à l’affichage et la limitation quantitative de la surface dédiée à la communication commerciale sur les bâches de chantier ou publicitaires.
Elles rejoignent, au rang des organisations critiques contre le projet de loi, le SNPE (Syndicat national de la publicité extérieure), qui avait vivement protesté contre le projet de loi, en indiquant que des milliers d’emplois pourraient être menacés par ce projet de loi, si ce dernier venait à être appliqué.
