Les taux obligataires ont peu évolué hier. On observait toutefois une légère détente des taux allemands, dans l'attente du verdict de la BCE.Les taux obligataires ont fait du surplace mercredi. Les propos du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, ont en effet provoqué un afflux des investisseurs sur les marchés obligataires des pays dits solides de la zone euro, comme notamment l'Allemagne.
Le président de la Fed a en effet confirmé que le ralentissement de l'économie américaine et les incertitudes sur le dossier de la dette grecque avaient provoqué un afflux de liquidités sur les actifs peu risqués comme les obligations d’État peu risquées, au détriment des actions ou des titres de pays périphériques.
Les marchés attendent la réunion de la BCE
Les propos du ministre des finances allemand ont en outre provoqué un élargissement de l'écart entre les taux grecs et allemands. Celui-ci a en effet proposé d'allonger de septembre la maturité des obligations d'État grecques déjà émises. Une option qui pourrait néanmoins déplaire au président de la BCE, Jean-Claude Trichet, lequel doit se prononcer aujourd'hui lors de la conférence de presse consécutive à la décision de l'institution sur ses taux directeurs.
La BCE pourrait notamment annoncer, par son langage toujours feutré, une hausse des taux en juillet. Les taux de l’OAT restaient inchangés à 3,40 %, et les taux allemands restaient eux à 3.05%.
