Les professionnels sont pessimistes pour les mois à venir, craignant un afflux de ce type de biens.
Les biens en difficulté en immobilier d’entreprise ont augmenté de façon marginale en France, selon la dernière étude de la RICS. Cette catégorie de biens, vendus de manière forcée par une ordonnance d'éviction ou par leurs créanciers hypothécaires sont en général mis en vente à un prix inférieur à leur valeur de marché.
Toutefois, si la hausse du niveau des biens en difficulté est peu perceptible en France, ce n'est pas le cas dans d'autres pays, comme l’Irlande, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et l’Espagne, où le marché immobilier est toujours déprimé. Mais cette tendance n’est pas générale : la RICS a noté, dans son étude, que plus de la moitié des pays ont assisté à une baisse des ventes forcées des immeubles commerciaux. Le Brésil, le Canada, la Russie, ou encore la Pologne ont connu notamment un recul du nombre de biens arrivant sur le marché.
Des agents pessimistes pour le deuxième trimestre
Néanmoins, les agents restent relativement pessimistes quant à l'immobilier d'entreprise pour le prochain trimestre. Deux tiers des pays interrogés prévoient néanmoins une hausse des biens « en difficulté » au deuxième trimestre. Les ventes forcées dans la moitié de ces pays devraient augmenter à un rythme plus élevé, et notamment en Irlande, en Hongrie, en Italie ou en Espagne.
Certains pays comme l’Espagne, l’Irlande, l’Italie et le Royaume-Uni s’attendent à ce que l’offre dépasse la demande, ce qui pourrait peser sur les prix.
En France, les professionnels en immobilier sont plus pessimistes pour le trimestre à venir. Les prévisions concernant ce type de produits sont en effet en hausse depuis le 4ème trimestre 2010. Jusqu’ici, l’augmentation avait été compensée par l’intérêt des investisseurs spécialisés pour ce type d’actifs. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
