Les obligations d’Etat ont connu une évolution contrastée en zone euro vendredi dernier, après les dégradations de 16 banques italiennes par Moody’s.
La mise sous surveillance par Moody’s de 16 banques italiennes a donné lieu vendredi à des mouvements contrastés sur les obligations d’Etat des pays de la zone euro. L’agence a en effet placé sous surveillance la notation de la dette à long terme de ces établissements en vue de leur abaissement. Les rendements des obligations à 10 ans de l’Etat italien ont en effet nettement progressé suite à cette annonce.
Il faut dire que la position du pays est un peu moins confortable depuis la mise sous surveillance de la dette italienne il y a un mois par S&P, et la semaine dernière par Moody’s. Les agences craignent notamment que le gouvernement Berlusconi ne puisse pas réduire le déficit, dans un contexte de croissance anémique.
Les obligations d’Etat grecques, elles, progressaient : le rendement baissait de 10 points de base par rapport à jeudi. Le pays est en ce moment en train de négocier un nouveau plan d’aide de 110 milliards d’euros sur trois ans. L’engagement concernant sa finalisation pourrait être acté au début du mois prochain.
