Dans un contexte économique et financier difficile, l’immobilier d’entreprise français n’a pas été très dynamique sur les trois premiers mois de 2011.
Les volumes de transactions ont péniblement atteint les 5 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, contre 11 milliards sur l’année 2010. Les commerces sécurisés et les bureaux loués sur les marchés tertiaires les mieux établis concentrent l’intérêt des investisseurs. Ils constituent des placements sûrs, mais ces biens restent rares sur le marché ce qui provoque des tensions sur les prix. Le siège de Barclays Capital, avenue de Friedland, qui offre un rendement net de 4,70%, a récemment trouvé preneur auprès d’un investisseur privé à un prix unitaire supérieur à 18 000€ / m².
Dans les prochains mois, les professionnels s’attendent à une amélioration du marché grâce à la fin programmée au 31/12/2011 de l’avantage fiscal offerte par statut SIIC et à la stabilisation de la situation en Grèce. La prudence de la part des banques constitue en effet un frein au financement d’opérations où les garanties ne sont pas toutes réunies. La perspective d’importantes opérations de cession et acquisition devrait également redonner au marché de l’immobilier d’entreprise un peu de son dynamisme. L’acquisition pour 700 M€ du fonds pétrolier norvégien, la cession des sièges de Atos, de Danone ou encore de Havas figurent au menu des six prochains mois.
