Les taux de la dette française remontaient à un niveau de 3.20%, alors que les taux allemands poursuivaient leur détente.
Près de 80 points de base. Le différentiel de rémunération entre la dette française et allemande a atteint un nouveau record vendredi, le rendement de l’OAT française ayant légèrement rebondi, tandis que les Bunds profitaient eux de l’appétit des investisseurs en actifs sûrs.
Les taux allemands continuaient leur baisse, à 2.40%, contre 2.41% mardi, tout comme les taux britanniques, qui reculaient à 2.73%, contre 2.76%. En revanche les taux français remontaient à 3.20%. Les taux des CDS français, espagnols et italiens touchaient en effet de nouveaux records.
Les taux italiens et espagnols ont, eux, reperdus un peu de terrain : le taux à 10 ans reculait ainsi à 6.23%, alors que le taux italien baissait à 6.07%. L’écart de rémunération entre les deux obligations et les taux allemands tendait donc à diminuer. En outre, les taux irlandais s’établissaient à 2.63%, tandis que les taux portugais remontaient à 11.19%.
La Commission Européenne avait indiqué dans l’après-midi vouloir faire une déclaration sur la crise de la dette, ce qui avait en partie calmé les marchés. Son président José Manuel Barroso a jugé injustifiées les tensions sur les marchés financiers. Le marché attend donc les déclarations de Jean Claude Trichet et l’émission de dette espagnole, deux évènements qui se tiendront tous deux aujourd’hui.
