La croissance nulle révélée vendredi pourrait bien sceller le sort de certaines niches fiscales. La déduction Scellier d'aide à l'investissement dans l'immobilier locatif pourrait passer à 15%.
La croissance française nulle révélée vendredi dernier n’arrive pas au meilleur moment pour les finances de l’Etat. Avec des rentrées fiscales qui devraient être moins fortes qu’attendu, les fins limiers de Bercy vont devoir s’activer pour trouver rapidement les montants nécessaires à la réalisation des objectifs de réduction des déficits publics. La France doit en effet ramener son déficit public à 4,6 % du PIB en 2012, soit un chiffre difficilement atteignable dans les conditions actuelles, sans des coupes supplémentaires.
Des coupes évoquées sur le Scellier
Bercy devrait, d’ici au 24 août - date limite fixée par Nicolas Sarkozy la semaine dernière – aller chercher les quelques milliards nécessaires à la réalisation de ces objectifs. Pour cela, une plus grande maîtrise des dépenses et des coupes dans les niches fiscales sont évoquées. La méthode du rabot général de 10% ou 15%, qui avait été adoptée l’an dernier, pourrait ainsi être appliquée une nouvelle fois.
Des niches favorables aux grandes entreprises pourraient également être dans la ligne de mire. Dernière mesure évoquée par le Figaro hier : la déduction relative à l’aide à l’investissement locatif Scellier pourrait ainsi passer de 22% à 15%.
