Les taux de l’OAT sont restés quasiment stables vendredi, au lendemain d’une journée de fort afflux sur les marchés obligataires.
L’arbitrage en faveur des marchés obligataires s’est essoufflé vendredi, au lendemain d’une journée marquée par une forte baisse des taux des obligations d’Etat allemandes et françaises. Les investisseurs privilégiaient un peu plus les marchés d’actions, même si ceux-ci ont, au final, reculé sur la journée de vendredi. Lundi matin, les taux de l'OAT 10 ans reculaient à 2.73%.
Néanmoins, la pression restait forte sur l’obligataire. La baisse des marchés d’actions se traduit en général par une hausse des actifs réputés plus surs, dont les obligations d’Etat font partie. Les taux allemands étaient tombés à 2.02% jeudi, puis sont remontés à 2.10% vendredi. Les taux français, de la même façon étaient tombés à 2.72% jeudi, avant de remonter à 2.75%.
Les taux italiens et espagnols reculaient, eux, quelque peu, s’établissant en dessous des 5%. Les taux grecs remontaient quant à eux au-dessus des 16%, consécutivement aux doutes sur le plan de sauvetage du pays. Certains Etats contributeurs de ce plan, au sein de la zone euro, voudraient obtenir d'Athènes des garanties comme le prévoit déjà l’accord bilatéral avec la Finlande. Le pays, poussé par le parti d’extrême-droite dit des « vrais finlandais », a en effet obtenu de telles garanties d’Athènes.
