Une hausse de la TVA sur les travaux aurait de graves conséquences sur l’emploi, selon Didier Ridoret, le président de la Fédération française du bâtiment.
« Dans chaque niche fiscale, il y a un gros chien ». L’expression de Gilles Carrez pourrait bien se vérifier une nouvelle fois dans les prochains jours, à la faveur de la chasse aux niches fiscales qu’a entrepris Bercy ces derniers jours pour remplir les caisses de l’Etat.
Les bénéficiaires des niches fiscales pourraient bien en effet donner de la voix dans les prochains jours, consécutivement à l’annonce des mesures, laquelle interviendra en milieu de semaine. Certains ont néanmoins choisi de s’exprimer préalablement à l’intervention gouvernementale, à l’image de Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment.
Des conséquences sur l’emploi
Alors que le gouvernement hésite à remonter la TVA sur la restauration, et la TVA à 5.5% dans la rénovation, le président de la fédération se veut confiant. Le secteur de la rénovation devrait, selon lui « finalement échapper à la suppression de la TVA à 5,5% ». Dans une interview au site internet du Magazine Capital, Didier Ridoret met notamment en avant qu’ « un relèvement du taux de TVA, ne serait-ce qu’à 8%, pourrait entraîner une baisse de chiffre d’affaires, avec de graves conséquences en matière d’emploi » menace-t-il.
Concernant le Scellier, le ton reste identique : «En s’attaquant trop durement au Scellier, le gouvernement risque d’accélérer la chute des ventes de logements neufs en 2012 » indique-t-il. Car le secteur reste pour l’heure en proie à de vives inquiétudes : la réforme du Scellier au premier trimestre avait fait baisser de 48% les ventes au premier trimestre en région lyonnaise.
