Si les prix ont encore nettement augmenté depuis l’an dernier, les ventes, elles, sont en chute libre.
Les ventes de logements neufs sont en chute libre en Rhône-Alpes. A l’instar des ventes au niveau national, celles enregistrées au niveau régional ont subi le contrecoup de la modification du régime Scellier, qui a perturbé le marché fin 2010 et début 2011.
En effet, on remarquera que les mises en vente ont nettement fléchi sur les derniers mois, à 4893 euros sur le deuxième trimestre 2011, contre 5021 l’an dernier à pareille époque, soit une baisse de 2.5%. Mais ce rythme de baisse n’est rien comparé aux ventes, qui, elles, ont chuté de 21%, à 3850 logements, contre 4867 l’an dernier au deuxième trimestre 2010.
Prix à la hausse
Face à cette chute des ventes, on aurait pu anticiper un commencement de baisse des prix des logements. Or il n’en est rien : sur un an, les prix ont progressé de 3420 euros à 3728 euros. Plus surprenant : les promoteurs ont même augmenté leurs prix par rapport à la fin mars – ils étaient alors à 3647 euros.
| Mises en vente | Ventes | Encours | Prix de vente | |
|---|---|---|---|---|
| 2°T 2010 | 5021 | 4867 | 12102 | 3420 |
| 2°T 2011 | 4893 | 3850 | 11622 | 3728 |
L’explication est à trouver du côté des contraintes liées à la règlementation : avec le passage à la RT2012, et la diminution de l’avantage Scellier pour les logements neufs non BBC, les promoteurs se sont concentrés sur des logements économes en énergie, et donc plus cher. En outre, la rareté de l’offre pour ce type de biens a conduit à une augmentation des prix, et une diminution des transactions. C’est ce qu’indiquait il y a quelques mois le président du CECIM, Jean-Jacques Mathias, pour expliquer la chute des ventes en début d’année. Les chiffres des encours, en baisse par rapport au deuxième trimestre 2010 - 10717 au deuxième trimestre contre 11622 l’an dernier à la même époque - semble le confirmer.
