Alors que le PTZ+ est régulièrement accusé de provoquer une envolée des prix de l’immobilier, une étude montre que Le doublement du prêt à taux zéro dans le neuf en 2009 a allégé le taux d’effort.
Alors que le débat fait rage autour des aides liées à l’immobilier, une étude publiée ce matin par le ministère du logement fait le point sur l’impact du prêt à taux zéro sur l’économie de l’immobilier, une mesure instituée début 2009 et qui a pris fin avec l'entrée en vigueur du PTZ+ debut 2011. La publication indique ainsi que le doublement des montants des prêts à 0 % à partir de janvier 2009 pour les acquisitions d’un logement neuf a « dynamisé le nombre de prêts à taux zéro (PTZ) pour ce type d’achat (+ 12,9 % en 2009) et attiré les familles davantage que les personnes seules ». Le nombre de prêts à taux zéro émis dans l’ancien et le neuf a lui progressé de manière moins prononcée (+3 %), passant à 216 300 après 210 000 en 2008, du fait notamment d’une baisse des émissions de prêt dans l’ancien.
Reconstitution de la solvabilité
Si cette étude confirme l’impact positif qu’a eu cette mesure décidée au sein du plan de relance de 2008, elle confirme ainsi que ceci a permis, dans le secteur du logement individuel, une reconstitution de la solvabilité des acquéreurs.
« En 2009, les acquéreurs de logement individuels aidés par un PTZ, plus aisés qu’en 2008, ont profité de cette mesure pour investir dans un bien de valeur plus élevée » note ainsi cette étude du commissariat général au développement durable. Pour le collectif, ce doublement a permis de diminuer l’apport personnel et le taux d’effort, avec un prix à l’acquisition moins cher. « Les ménages bénéficiaires se sont installés plus près du centre de l’agglomération en zone A, et plus loin des pôles urbains sur le reste du territoire ».
Doublement du PTZ
Le doublement du PTZ a également eu un impact en termes de profil des emprunteurs : les ménages étaient, en 2009, plus modestes qu’en 2008. Les bénéficiaires étaient en outre plus âgés et « bien plus souvent qu’en 2008 composés de familles de trois personnes ou plus (leur part s’est établie à 70 % en zone A et à 62 % en zones B et C).

Ce serait intéressant aussi d’avoir une étude très fine sur l’impact de ces mesures sur les prix de vente réels dans le neuf (et dans l’ancien), parce que les acquéreurs ont sans doute été attirés par ces PTZ, mais sans pouvoir réaliser à quel point ces aides se retrouvaient en premier lieu dans les prix de vente, et par déduction, donc dans les rentrées fiscales, droits de mutation, commissions des AI, etc etc… pour une « saine » (2ième degré) augmentation de la Bulle Immobilière.
Pourriez-nous nous indiquer l’étude du ministère que vous mentionnez et nous donnez un lien s’il existe.
Je vous remercie
Voilà le lien:
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/publication/1810/820/doublement-pret-taux-zero-ptz-neuf-2009-attire-familles.html