Patrick Sayer, président du directoire, veut plus tourner le groupe d’administration de biens vers la transaction.
Foncia devrait changer de cap. Alors que le groupe était jusqu’ici centré sur l’administration de biens, le groupe pourrait se développer dans la transaction. C’est ce qu’a indiqué ce matin Patrick Sayer, le président du directoire d’Eurazeo, au micro de BFM Business, à l’occasion de la publication des résultats de la société d’investissement, qui a racheté cette année Foncia à BPCE, avec le fonds Bridgepoint.
Le groupe doit être selon lui « plus tourné vers le client ». 84% du chiffre d’affaires de Foncia est en effet du chiffre d’affaires récurrent, via la gestion et de l’administration de biens, rappelle ainsi Patrick Sayer. Foncia offrepour lui un fort potentiel de transformation, son activité de services est essentiellement récurrente et peu exposée aux cycles immobiliers. Pour lui, la part de chiffres d’affaires liée à la transaction – les 15% restant – « est trop faible ». Il faut, selon lui, renforcer la partie transaction. Ainsi, selon Patrick Sayer, il faut une « offre multiservices » : « Lorsque vous avez vous-même confié votre appartement en gestion à Foncia, le jour où vous allez le vendre, vous le confiez de la même façon à Foncia » indique Patrick Sayer.
"Améliorer la relation client"
D’où la nécessité pour lui d’améliorer la relation client : « Le syndic doit être quelqu’un qui vous comprenne, quelqu’un qui comprennent vos attentes » indique Patrick Sayer. « Dans 5 ans, Foncia sera une entreprise différente de ce qu’elle est aujourd’hui » annonce-t-il.
Si cette tendance venait à se confirmer, la statégie de Foncia irait à l'encontre d'une étude récente de Xerfi-Precepta, qui estimait que les administrateurs de biens devraient faire évoluer leur modèle afin d'accroître leur rentabilité, via « un modèle économique davantage fondé sur leurs métiers de base, à savoir la gestion de copropriété et la gérance locative. En clair, les administrateurs de biens ne doivent plus laisser dériver leur modèle économique vers la transaction et surtout les produits financiers. Ces deux activités doivent permettre de doper la marge et non de la faire ».
