La hausse du franc suisse met les collectivités locales de la Loire en danger, selon Maurice Vincent, qui en appelle à Nicolas Sarkozy.
Maurice Vincent, le maire de Saint-Etienne, en appelle à Nicolas Sarkozy dans la crise de la dette des collectivités territoriales. Particulièrement touchée par la crise de 2007-2008 du fait de la souscription de la ville à des «produits structurés de dette» vendus par les banques. La municipalité avait notamment souscrit à un «swap» adossé à la parité de la livre sterling sur le franc suisse. Malgré les renégociations sur la dette, la ville reste toutefois toujours exposée à ces produits toxiques.
"Depuis trois ans, notre municipalité a réalisé un tour de force sans précédent au prix d'âpres négociations avec les banques pour ramener la proportion d'emprunts toxiques dans la dette de la ville de 70 % à 34 % » indique Maurice Vincent dans un communiqué.
Une « structure nationale de défaisance"
Or l'envolée du franc suisse fait désormais courir des risques aux collectivités locales de la Loire ayant souscrit des emprunts indexés sur cette monnaie. "Le séisme financier planétaire que nous avons connu cet été a poussé les marchés financiers à se porter vers des valeurs refuges comme le franc suisse, ce qui a pour conséquence pour les collectivités d'amplifier le risque encouru" explique le maire.
De ce fait, l’édile stéphanois plaide auprès de Nicolas Sarkozy pour une « structure nationale de défaisance". Estimant à plus de 500 millions d'euros le montant de dettes toxiques supporté par diverses collectivités territoriales de la Loire, il juge indispensable « que le gouvernement prenne ses responsabilités pour que soit créée une structure nationale de défaisance » et que Nicolas Sarkozy « prenne enfin position sur ce problème vital pour les collectivités locales et donc pour le pays ».
