Patrick Maman est l’organisateur du salon de la maitrise d’œuvre, le SMO, qui démarre ce jeudi au Double Mixte de Villeurbanne, et ce pendant deux jours.
Le salon de la maitrise d’œuvre a-t-il une vocation régionale ou nationale ?
C’est un salon national. Nous avons plus de 1000 invitations qui sont émises au niveau national. Ensuite, le visitorat vient souvent de tous les départements limitrophes en Rhône Alpes.
Quels types d’exposants sont présents?
Il y a cinq grands pôles d'exposants. Il y a un pôle enveloppe du bâtiment, avec tout ce qui touche la toiture, l’enveloppe, le bâti, l’isolation des murs. C’est un des pôles les plus importants du salon, qui représente 50% des exposants. On a un pôle équipement, qui est le deuxième pôle du salon: tout ce qui touche à la ventilation , le chauffage, l’éclairage, aux fluides. Nous avons également un pôle environnement, qui touche aux questions énergétiques, traitements des eaux, des déchets, récupération des eaux, qui représente 15%. Nous avons enfin deux autres pôles, celui des services, comme ceux à destination des architectes ou des études, ou encore celui de la Logistique, comme la sécurisation des chantiers ou le contrôle.
Vous avez un certain nombre d’évènements durant ces deux jours ?
L’évènement phare, c’est le Workshop. C’est un grand atelier de travail d’architectes, où on va avoir de quatre équipes de maîtres d’œuvre composée à chaque fois de deux ou trois personnes – architectes, économistes -, qui vont concourir directement sur le salon. Ils vont travailler sur un même sujet – cette année la création d’une maison de ville dans le cadre d’une dent creuse. Chaque équipe va travailler sur des logiciels d’architecture différents. A la fin, ce sont les partenaires, le conseil de l’ordre des architectes, avec l’INTEC, qui désignent le vainqueur avec à la clé un prix de 1000 euros, et pour les perdants, des week end relais et chateaux… Le deuxième évènement, c’est les rencontres. On part sur le principe du speed dating, qui consiste à ce que les gens viennent faire des rencontres, que ce soit des architectes, des bureaux d’études ou des maitres d’ouvrage. Ils viennent avec leurs projets, pour recevoir des conseils, et poser les questions dont ils ont besoin. Pendant deux jours, à des moments-clef, on aura ce type d’animations.
Quels sont les besoins courants que les visiteurs expriment et que vous cherchez à satisfaire à travers ce salon ?
Tous ces gens-là peuvent travailler en équipe : il y a de grandes convergences dans les métiers : le maitres d’œuvre, l’économiste, l’ingénieur doivent pouvoir coopérer et appliquer les lois de surcroit. La RT2012 va arriver en octobre prochain : elle va instaurer des contraintes en termes d’économie d’énergie. L’avantage, c’est que toute la profession de la maitrise d’œuvre vient échanger au sein de ce salon. C’est la réponse que le salon apporte.
Quel objectif en termes de visitorat ?
L’objectif, c’est de dépasser les 2000 visiteurs. On approchait les 1500 visiteurs l’année dernière.
» Salon de la Maitrise d'Oeuvre: la préoccupation énergétique au premier plan (avec Enviscope.com)

