Les notaires d’Ile de France ont fait état ce matin de prix à la hausse au deuxième trimestre. Toutefois les dernières indications laissent apparaitre un arrêt de cette augmentation.
Les prix ont poursuivi leur hausse au deuxième trimestre, selon les dernières statistiques des notaires d’Ile de France. Les volumes de ventes ont augmenté de 2% au deuxième trimestre à Paris pour les appartements anciens par rapport au deuxième trimestre 2010. Dans le neuf en revanche, la baisse des volumes est elle marquée et atteint 12%.
La variation annuelle des prix parisiens atteint ainsi 22.5% sur le deuxième trimestre. Sur les seuls trois mois d’avril à juin, les prix montent de 4.6%, à 8150 euros du mètre carré. Sur l’ensemble de l’Ile de France, la tendance est tout aussi tranchée : les prix ont augmenté de 17.3% sur un an et de 3.4% sur le trimestre. Plus précisément, dans la petite couronne, les prix atteignent 4410 euros du mètre carré, avec une hausse de 3.5% de variation sur le trimestre et de 15.1% sur l’année. Dans la Grande couronne, la variation annuelle atteint 7.2% à 3070 euros par mètre carré.
Une fin d’année moins flamboyante
Mais ces données officielles, qui font état d’une hausse des prix à Paris, contrastent avec plusieurs publications négatives sur l’évolution négative du marché parisien, et notamment les derniers chiffres de Meilleurtaux.com. Ceux-ci ont en effet indiqué que les prix ont baissé durant l’été. Ce que confirment en partie les notaires, au moins sur le plan des transactions. « Les premières tendances sur l'été montrent que les volumes de vente s'érodent sensiblement (…). Cette tendance s’est accentuée depuis le retour des vacances» indique ainsi la Chambre des notaires. «L’activité devrait être en fort ralentissement au second semestre » prédit-elle.
Sur le projet de réforme des plus-values immobilières, la Chambre des notaires constate qu’elle « suscite de vives inquiétudes et s’est traduit par le retrait de nombreux projets de vente ». « Ce faisceau de facteurs laisse donc anticiper un cycle immobilier beaucoup plus incertain au cours des prochains mois » indique la Chambre.
