Si la FNAIM se félicite du renforcement du diagnostic de performance énergétique, la fédération de l’immobilier craint que la fiabilisation de celui-ci ne se traduise par une hausse du coût du DPE.
Le DPE va-t-il se renchérir ? Pour la FNAIM, la tentative de fiabilisation du DPE annoncée mardi par le gouvernement pourrait se traduire par une hausse de la facture des diagnostiqueurs… En effet, le gouvernement a annoncé il y a deux jours une série de mesures visant à fiabiliser le DPE, un outil souvent décrié pour son manque d’homogénéité entre les différents diagnostiqueurs.
6 mesures ont été annoncées, dont l’amélioration de la méthode de calcul, la validation obligatoire des logiciels, l’intégration d'une fiche technique détaillée dans le rapport, la mise en ligne des DPE pour un meilleur accès à l'information, la montée en compétence des diagnostiqueurs, et des contrôles plus efficaces sur l'ensemble des acteurs concernés.
Un prix moyen de 100 euros
Or certaines mesures vont pousser à la hausse les coûts des diagnostiqueurs. La hausse de la qualification de ces derniers va notamment se traduire par une hausse des couts de structure. L’investissement dans de nouveaux outils de mesure va également provoquer selon eux une hausse de leurs charges.
Pour l’heure, le prix moyen d'un DPE n'excède pas 100 euros, précise la fédération. Il pourrait bien être poussé à la hausse dans les prochains mois. « A défaut, indique la FNAIM, le risque est d'étouffer financièrement une profession déjà confrontée à l'entrée en vigueur d'un grand nombre d'obligations concomitantes l'an prochain. »
