Selon l’ARC, les charges de copropriété ont progressé de 4.5% en 2010. A Lyon, les charges sont de 39 euros par m2 et par an.
L’association des responsables de copropriété a publié à l’occasion du salon Planète Copropriété son Observatoire des charges de copropriété, qui fait le point sur l'évolution de celles-ci. Selon le rapport de l’association, qui s’appuie sur la base ‘Oscar’ exploitant les données de près de 1000 copropriétés, elles se sont révélées, en 2010, être en augmentation de 4,5 %, à 41,7 euros par mètre carré par an au niveau national.
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Décomposition des charges de copropiété pour 2010 |
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chauffage+eau chaude sanitaire |
13,9** |
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gardiennage |
8,2 |
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entretien |
7,3 |
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eau froide |
3,9 |
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Honoraires+gestion |
3,9 |
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Ascenseur |
2,2 |
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Assurance |
1,5 |
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Parking |
0,5 |
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Impots |
0,3 |
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TOTAL |
41.3 |
« Il faudra probablement attendre la mise en œuvre des dispositifs issus de la loi Grenelle 2 pour constater une inflexion de l’évolution des charges au profit des copropriétés et donc des copropriétaires» pense l’ARC, qui a en outre fait part de données par région.
Lyon mieux loti que la moyenne
Selon ces chiffres régionaux contenus dans le rapport, les lyonnais sont mieux lotis par rapport au reste de la France, avec une moyenne de 39 euros par mètre carré. On reste ainsi loin des 44.2 euros constatés en région parisienne, mais tout de même supérieurs au 34.3 euros constatés à Nice.
Au sein des copropriétés, c’est surtout le coût des assurances qui explose (+8 %), porté notamment par un taux de sinistralité national en progression de 6%. Les dépenses d’énergies, en chauffage et de l’eau chaude ont-elles progressé de 7% , porté notamment par la hausse des prix du de l’électricité, du gaz et du fioul.
Des frais de gestion et administration en hausse de 5 %
Autre poste particulièrement objet de toutes les attentions de l’ARC : les frais d’administration et de gestion des syndics, qui progressent eux de 5 %. Selon l’association toutefois, les syndics, sous pressions par rapport aux honoraires de base, se rattrapent en facturant des prestations « pas du tout justifiées ». Il apparait une rupture importante au niveau des prestations particulières qui ont fortement augmenté (plus de 20%) malgré l’arrêté Novelli » précise l’association.
Enfin, la fiscalité locale, a, elle, connu une progression de 2 %, sans grand changement entre 2009 et 2010, bien que ceci soit à nuancer, du fait des changements importants ayant pu être enregistrés dans certains secteurs.
