La demande de bureaux s’est nettement redressée au deuxième trimestre.
Le deuxième trimestre a été celui du redressement pour le marché lyonnais de bureaux, selon les derniers chiffres de DTZ. 110 000 m² ont ainsi été commercialisés sur l'ensemble du premier semestre 2011, un mouvement porté notamment par des transferts d’entreprises sur de grands gabarits d’immeubles. Les chiffres évoqués par DTZ sont relativement proches de ceux diffusés aujourd’hui par BNP Paribas Real Estate dans son étude sur l’immobilier de bureaux en régions. « L’ensemble des volumes placés de bureaux correspondent à 116 500 m², soit 21 000 m² de plus que la moyenne décennale constatée » note BNP Paribas RE. Selon l’établissement, les transactions de taille moyenne, entre 1 000 et 2 000 m², ont nettement soutenu le marché durant la période. On notera malgré tout l’importante transaction réalisée par EDF qui va s’installer dans 15 200 m² de bureaux neufs à la Part-Dieu.
La pénurie d’offre neuve toujours palpable
DTZ note une nouvelle fois la préoccupation croissante concernant la pénurie d’offre de qualité sur le quartier d’affaires de la Part-Dieu, avec tout juste 6 000 m² de surfaces neuves sur le secteur prime de Lyon, et ce malgré un intérêt marqué des grandes entreprises pour les immeubles neufs. « La solidité des marchés reste menacée par la dualité entre une offre neuve ou récente de moins en moins disponible, et une offre de seconde main peu qualitative en constante augmentation » note pour sa part BNP Paribas. « La part de commercialisation des bureaux de seconde main se consolide, permettant un repli significatif de l’offre à un an, restant toutefois élevée » remarque le groupe.
De facto, le loyer prime se maintient donc à 250 euros par m² par an. Pour Magali Marton, le directeur de la recherche chez DTZ sur la zone CEMEA, «la faiblesse des mises en chantier soutient les valeurs locatives primes». Même constat chez BNP Paribas Real Estate : « Les valeurs varient peu, mais le loyer «top» en régions se hausse à 285 € HT.HC./m²/an à la Part-Dieu à Lyon ».
Un impact de la crise sur le marché
La crise actuelle pourrait de surcroit avoir des conséquences sur l’offre à venir : « côté production neuve, les difficultés rencontrées par les opérateurs pour lancer des opérations en blanc devraient perdurer au regard de la dégradation du contexte économique cet été » note Thomas Durand, Directeur du Département Bureaux de l’Agence DTZ à Lyon. La conséquence pourrait être selon lui « une hausse du nombre d’opérations clés en main ».
Du fait d’une moindre production et d’une demande soutenue, l’offre immédiate est orientée à la baisse. L’offre neuve est représente seulement 30 000 m² encore disponibles sur la ville. Les prochains projets d’envergure en matière d’immobilier de bureaux sur la Part Dieu ne devraient reprendre qu’à partir de 2013.
