<p>Un livret A et des billets de 50 euros (© Unclesam - Fotolia.com)</p>
Dans un contexte de défiance vis-à-vis des marchés financiers, le livret A a attiré 15.04 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 2.90 milliards d’euros pour le seul mois d’août.
Le livret A profite-t-il de la baisse de la Bourse et des incertitudes concernant l’immobilier? Les français n’ont en tout cas jamais autant mis d’argent sur le placement le plus répandu auprès des ménages. Les chiffres publiés hier par la Caisse des Dépôts et des Consignations ont fait état d’une hausse de l’encours en août, avec 2.90 milliards d’euros déposés au mois d’août sur ce seul livret d’épargne.
La collecte depuis le début de l’année atteint 15.04 milliards d’euros, un chiffre qui dépasse celui de l’an dernier sur 12 mois (10.4 milliards), et qui est en passe d’atteindre le record de 2008 (18.70 milliards d’euros). Deux années qui avaient là aussi été marqué par une collecte importante dans un contexte économique très heurté.
L’encours, qui augmente régulièrement depuis 2008, a atteint quant à lui 210.4 milliards d’euros le mois dernier. Si l’on ajoute le livret de développement durable, l’encours atteint 279.5 milliards, et la collecte totalise 15.68 milliards depuis le début de l’année, et 3.09 milliards sur le mois.

Comment fonctionne-t-il ? La Caisse des dépôts et consignations est chargée de gérer, à prix coûtant, c’est-à-dire sans se rémunérer elle-même, l’argent de la plupart des livrets défiscalisés qui existent en France. Il s’agit du livret A, mais aussi du livret bleu. La Caisse des dépôts assure le versement des intérêts à l’épargnant et une commission aux organismes collecteurs, les banques. En échange, elle place l’argent sur les marchés financiers. Ces placements doivent être très sûrs, car elle ne peut pas se permettre de perdre l’argent des Français. Ils doivent aussi être très liquides : chaque Français doit pouvoir retirer l’argent de son livret A quand bon lui semble. Les sommes collectées sont surtout placées en bons du Trésor, en obligations très sûres et, pour une petite part, en actions. Grâce à la rémunération de ces placements, la Caisse des dépôts est en mesure d’accorder des prêts à long terme, voire à très long terme, sur 60 ans, destinés au logement social.