Michelle Mercier, directrice de l’agence Acem Immobilier, ne perçoit pas, pour l’heure, sur la Croix Rousse, de baisse des prix de l’immobilier.
Avez-vous plus de vendeurs sur le marché depuis l’adoption de la réforme des plus-values immobilières ?
Nous avons plusieurs clients qui sont dans la réflexion aujourd’hui. D’ici 15 jours, ils devraient se décider quant à une possible mise en vente suite au passage de la réforme des plus-values immobilières. Je pense donc que l’on va avoir un peu plus de vendeurs dans les 15 jours qui viennent.
Est-ce qu’en face la demande est assez forte pour pouvoir absorber l’offre ?
La demande est toujours forte aujourd’hui. Le problème persistant est plutôt celui du manque de biens.
Depuis le début de l’année, avez-vous ressenti une baisse d’activité ?
L’activité ne s’est pas trop mal comportée depuis le début de l’année. Là, on a l’impression que ça se calme un peu parce qu’on a l’impression que les gens sont dans l’attente, mais c’est une bonne année en général. On constate une très légère baisse au niveau des demandes ces 15 derniers jours, mais globalement la demande reste toujours forte. Est-ce l’effet de la rentrée des classes, ou la réforme ? C’est difficile de répondre, mais en tout cas, ça reste très léger : rien de catastrophique pour l’instant…
Au niveau des prix, quelle est la tendance sur la Croix-Rousse ?
C’est difficile à dire… Je dirais que l’on est plutôt dans une phase de stabilisation, mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que ça ne baissera pas…
Avez-vous ressenti les effets du PTZ+ sur le marché?
Très peu. Les montants des prêts ne sont pas énormes par rapport à du neuf. Certaines personnes demandent à ce que le bien soit bien classé, le montant du PTZ étant doublé dans ce cas.
Sur les différents secteurs de la Croix-Rousse, Pentes et Plateau, y a-t-il une différence importante en termes de prix ?
Aujourd’hui les prix ne veulent plus rien dire : nous avons des fourchettes énormes avec des choses très chères dans les pentes, moins chères sur le Plateau. Il suffit que l’on dispose d’une vue exceptionnelle sur les pentes pour que ça se vende beaucoup plus cher que sur le plateau.
Les difficultés que l’on a pour se garer dans le quartier sont importantes. Cela pose-t-il un problème pour certains acquéreurs ?
Les gens se posent des questions sur le stationnement, dans notre quartier, il y a des inconditionnels de l’ancien, qui savent qu’il n’y a pas de parking dans ce genre d’immeuble. Ils en trouvent en location, et ça ne leur pose pas spécialement de problème.


la bulle immobilière j’aurai été fier d’être resté locataire.
Le marché immobilier est « tendu » et compétitif, voire même « tordu », avec des professionnels qui poussent à la surestimation des biens.