La dernière étude du groupe De Particulier à Particulier (PAP) sur l’acheteur immobilier, réalisé tous les deux ans, fait état d’un vieillissement de la population achetant un bien.
L’achat immobilier, apanage des plus de 40 ans ? La dernière étude De Particulier à Particulier (PAP) qui dresse le portrait type de l’acheteur immobilier réalisée sur Internet auprès de 5514 lecteurs du média fait état d’un vieillissement de la population des acheteurs.
« Le niveau historiquement élevé des prix immobiliers et la conjoncture économique toujours difficiles ne contribuent pas à l’accession des plus jeunes, moins solvables », note ainsi PAP. Selon le groupe, La part des acquéreurs de moins de trente ans s’est réduite comme peau de chagrin, passant de 32% en 2007 à 11% en 2011. Inversement, les plus de quarante ans représentent désormais 59 % des acheteurs totaux, contre 44% il y a quatre ans.
Des acheteurs plus aisés
En plus d’être moins jeunes, les acheteurs sont plus aisés. « Les candidats à l’achat, moins jeunes, sont issus de catégories socioprofessionnelles plus aisées. Les cadres supérieurs, les retraités et les professions libérales représentent cette année 53 % des candidats à l’achat, contre 47 % en 2009 et 38 % en 2007 » note ainsi PAP.
On sent de plus que la crise financière est passée par là, avec des exigences plus fortes de la part des banques. La part de ceux qui envisagent une acquisition sans le moindre apport personnel reste faible, à 9 % en 2011 contre 8 % en 2009, loin des 21 % de 2007.
Cette montée en puissance des CSP+ s’est faite au détriment des employés, ouvriers et enseignants qui ne représentent plus que n’est plus que de 25 % du total, contre 30 % en 2009 et 42 % en 2007.
Devenir propriétaire, motivation n°1
Parmi les motivations avancées par les candidats à l’accession, on trouve le désir de devenir propriétaire (42,4 %) ou encore de vivre dans un logement plus spacieux (30,1 %). Les acheteurs veulent faire l’acquisition de leur logement pour réaliser un placement (42,7 %), avoir un logement à la retraite (39,8 %) mais aussi pour des raisons de sécurité (27,1 %). En outre, 41,6 % des personnes interrogés veulent le faire pour pouvoir faire ce qu’elles veulent chez elles.
Sur le bien idéal, les propriétaires ont indiqué que la moitié des futurs acquéreurs (53 %) désirait être en centre-ville plutôt qu’en périphérie ou en milieu rural. « Plus des trois quarts (78 %) des candidats à l’achat d’un appartement invoquent d’ailleurs la proximité du centre-ville comme une des raisons majeures à l’acquisition d’un appartement » indique PAP.

Plus les prix augmentent, moins il y a d’acheteurs. C.Q.F.D.
… et moins il y a d’acheteurs ? Et bien oui, la est la question : Moins il y a d’acheteurs, qu’est-ce que cela fait, ou peut faire ?
… parce que tant qu’il y a suffisamment d’acheteur, même s’il y en a moins, ça va
… mais si, un jour, les prix arrivent à un stade où il n’y aura plus assez d’acheteurs pour acheter, que se passera-t-il ?
… Ah ? Les prix baisserait juste un petit peu pour resolvabiliser des acheteurs afin qu’il y en ait de nouveau juste assez pour faire en sorte que les prix continuent à augmenter
… Oui mais aussi, les vieux qui achètent, une fois qu’ils ont acheté le bien qui leur faut, ils vont pas racheter, donc ils passent dans le camp de ceux qui sont exclus du marché,
… Ah ? mais il y en auraient d’autres qui deviendraient vieux et qui étaient dans les exclus et qui pourraient maintenant passer dans le camp des acheteurs, des qui étaient locataires parce qu’ils ne pouvaient pas acheter
… Pfft ! c’est compliqué tout ça !
… et les prix, quand est-ce qu’ils vont baisser ?
… jamais
… Ah bon ! Ben alors, je croyais que, on m’avait dit que…, et si les banques elles ne prêtent plus, ou si elles prêtent beaucoup moins ?
… si les banques elles prêtent plus, et bien là, ça devient franchement mauvais pour l’immobilier
… et c’est quand qu’elles pourraient ne plus prêter ?
… c’est à partir de maintenant !
… mais c’est pas ce que l’on entend, quand même ?
… bah ! elles ne s’en vantent pas, mais avec toutes les menaces qui pèsent sur leurs épaules, elles doivent passer le temps à mettre de l’argent de côté en cas de coup dur.
… Bon, alors les prix vont baisser ?
… peut-être bien, si deux ou trois trucs se passent en plus
… c’est compliqué !