Après la mise à l’écart d’un amendement visant à encadrer un peu plus les relations entre copropriétaires et syndics, la CLCV donne de la voix.
Après l’ARC, c’est au tour de la CLCV de donner de la voix sur la question des copropriétés. Après l’adoption de la loi de protection des consommateurs, l’association a montré son mécontentement, suite à la mise à l’écart d’un amendement visant à encadrer les relations entre copropriétaires et syndics.
« Force est de constater que les copropriétaires font partie des grands oubliés ! » s’indigne la CLCV dans un communiqué. Elle regrette notamment que les parlementaires n’aient pas intégré dans le texte en discussion les mesures du projet de loi élaboré par le ministère de la justice.
« Il est indispensable que des mesures soient enfin prises concernant les honoraires de gestion courante, l’encadrement de la rémunération sur certaines prestations particulières et la mise en place d’instances disciplinaires pour les professionnels de l’immobilier » estime la CLCV.
Une réforme qui patine
Comme l’Association des responsables de copropriétés (ARC), elle juge en outre nécessaire l’obligation, sans possibilité de dispense, du compte bancaire séparé, alors qu’aujourd’hui, les fonds des copropriétaires sont déposés sur des comptes ouverts au nom du syndic. Or les produits de ces derniers ne profitent pas pour l’heure, au syndic. Une centaine de parlementaire s’était rapprochée du ministre de la justice afin de mettre en place l’obligation de compte séparé sans possibilité de dispense. Or, pour l’heure, le dossier semble être passé aux oubliettes.
« Les pouvoirs publics ont ici une excellente occasion de revenir sur cette situation. Reste à savoir s’ils désirent améliorer la protection de huit millions de copropriétaires ou s’ils vont encore succomber aux sirènes des syndics » conclut la CLCV.
