La révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2012 devrait contraindre le gouvernement à opérer de nouvelles mesures de redressement des finances publiques.
La décision prise hier par l’Allemagne de réviser à la baisse ses prévisions de croissance pourrait pousser le gouvernement à réviser la croissance française à la baisse. François Baroin, l’aurait, selon Les Echos, laissé entendre devant la Commission économique de la nation. Pour maintenir le AAA désormais mis sous pression à la fois par Moody’s et S&P, le gouvernement n’a en effet d’autre choix que de maintenir à flot ses finances publiques, dans un contexte de crise dans la zone euro, et d’une panne de croissance depuis la crise financière de cet été.
De ce fait, selon une source gouvernementale citée par les Echos, si la France choisit de ramener la prévision de croissance française au niveau de celle de l’Allemagne, un plan de redressement de l'ordre de 5 milliards d'euros serait dès lors requis, pour rester dans les clous de ses objectifs de rétablissement des finances publiques. Certains parlementaires voudraient intégrer cette nouvelle donne avant mardi, date du vote de la première partie du budget à Assemblée Nationale. Car par la suite, l’arrivée du texte au Sénat, désormais à gauche, compliquerait singulièrement la tâche au gouvernement. Mais le sommet européen, et l'obtention d'une solution par la France conditionne en partie la prévision de croissance de l'an prochain, posant de facto un problème de calendrier. Reste que le gouvernement pourrait bien tailler de nouveau dans les dépenses fiscales, tout en préservant certaines, comme le taux réduit de TVA dans le bâtiment et la restauration.
