L’annonce par la France de nouvelles mesures de rigueur, et l’absence de nécessité de plan de recapitalisation pour les banques françaises a eu pour effet de faire baisse l’écart de rémunération entre obligations allemandes et françaises.
Le marché obligataire européen a été rassuré hier par l’adoption du plan visant à sortir la zone euro de l’ornière. Les taux des obligations des pays notés triple A ont en effet progressé, signe d’une moindre aversion au risque, les taux espagnols et italiens s’établissant eux en assez nette baisse.
L’écart de rémunération entre les taux allemands et le reste des pays de la zone euro a eu tendance à baisser. Le ‘spread’ France/Allemagne a notamment eu tendance à s’élargir. Les taux français progressaient, à 3.11%, contre 3.06% la veille, mais les taux du Bund progressaient nettement plus, à 2.20%, contre 2.03%.
Les opérateurs ont notamment été rassurés par le fait que le plan de recapitalisation des banques françaises ne sera pas supporté par l’Etat, ce qui a donné un peu d’air aux obligations d’Etat françaises. En outre, le gouvernement français envisage de nouvelles mesures de rigueur, dont une augmentation du taux du TVA.
En revanche, les taux italiens baissaient à 5,86% contre 5,90% mercredi, et ceux de l'Espagne reculaient à 5,31% contre 5,46%.
